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View Full Version : quebec is not multicultural: landry



kool maudit
08-30-2007, 11:05 PM
check it out. (http://www.canada.com/montrealgazette/news/editorial/story.html?id=14f4d145-9dcd-4f7d-ae1f-844bbd187cc8)




is montreal even part of his quebec? is mile-end? is parc extension?

another fat cracker playing to resentments...way to go PQ.

big W
08-30-2007, 11:29 PM
Well I have spent enough time in Montreal to know that is a crock. Maybe he should walk around the largest city in the province like I have and . Seems just like the clown here in Alberta who talked today about telling people who are not conservative they should not come to Alberta.

graupner
08-30-2007, 11:45 PM
I also tought that comment was a load of crap. He makes a comment that is close to right-wing extremist nationalist crap, backs it by saying ' even my haitian friend right here agrees with me ' . It seems like this man still lives in the 17th century!

Chmeee
08-30-2007, 11:50 PM
Est-ce qu'on a sa citation?

monctezuma
08-31-2007, 12:03 AM
Bravo ! Franchement Kool Maudit, lis B I E N un article avant de blaster ce qu'on y dit. C'est tellement facile de prendre quelqu'un de travers.

Landry a dit ça dans le sens qu'un noir, un chinois, un arabe ou un blanc c'est un québécois. Le Québec n'est pas multiculturel parceque chaque culture s'y mêle pour former une seule et unique culture !!

Au contraire de ce que tu prétends, le discour de Landry est le plus beau que j,ai jamais vu relativement à l'intégration des immigrants

Cataclaw
08-31-2007, 12:11 AM
I read the article, and although i find it suspicious that there are no citations or anything, i've seen and heard enough of Landry over the years to formulate the following opinion:

I don't wish to take a partisan view on this or for that matter risk offending any separatists on this forum, but i'm sorry... Landry is a douche. And this isn't the first time he's said something like this.

It's one thing to support the french language, it's another to disregard everyone else's. Landry quite obviously has very little respect for non-french speaking people. It's a shame, considering we anglophones are Quebecers too. You know.. a lot of my friends are separatist and i respect them and their opinions, and they don't hate me for having a different opinion. Landry on the other, doesn't just hate you for having a different opinion, he hates you for coming from a different country.

Now then, excuse me while i get in the car, put on some Cowboys Fringants, drive to La Belle Province for some Poutine while giving the finger and saying tabar!!que to the guy that merges in front of me without looking.

Zed
08-31-2007, 12:43 AM
Voici la phrase exacte de Landry:
«C'est pour nous un devoir d'intégrer les immigrants et de leur dire la vérité. Le Québec n'est pas multiculturel, a dit M. Landry, soulevant les applaudissements de la foule. La culture de Vivian Barbot (députée bloquiste de Papineau, d'origine haïtienne) et la mienne sont les mêmes. Ses ancêtres ne sont pas venus de l'île d'Orléans, mais elle contribue à enrichir le grand courant culturel honorable qui s'appelle la culture québécoise.»


On se calme... C'est pas la permière fois (ni la dernière malheureusement) que la Gâzette déforme sans aucune retenue (au point d'en être ridicule) les propos d'un nationaliste.

Rico Rommheim
08-31-2007, 12:51 AM
Landry s'est jamais promener a Montreal? Il ya la culture Quebecoise, et il y a la culture Montrealaise....deux differentes choses.

steve81
08-31-2007, 04:34 AM
Bernard Landry est effectivement très méprisant envers les Québécois d'origine britannique en agissant comme s'ils n'existaient pas (j'ai aussi l'impression qu'il fait la même chose avec les francophones hors Québec... il y en a 1 million dans le reste du Canada). Landry méprise tous ceux qui n'ont pas la même culture que les Québécois d'origine canadienne-française. Pourtant, il voudrait que le Québec rayonne à l'international et s'assoit à la table des nations...

Si Montréal est vraiment une ville internationale, alors il devrait être normal qu'on y parle aussi l'anglais (la langue de la mondialisation) et d'autres langues que le français. C'est quoi cette fermeture d'esprit et cette intolérance qu'on les péquistes comme Bernard Landry? Pourquoi faudrait-il que tout le monde soit pareil? Avec le contexte dans lequel il utilise le mot "intégration", il devrait plutôt utiliser le mot "assimilation"...

malek
08-31-2007, 05:22 AM
Landry a ce discours depuis des années, le Québec ne devrait pas suivre le multiculturalisme à la Britannique et Canadienne... mais doit suivre le modèle de "melting pot" à l'américaine.

C'est tellement rien de neuf... misère.

Zebastien.l
08-31-2007, 05:53 AM
C'est pas un forum de politique skyscraperpage
Alors voici quelques choix que j'aime bien qui discute de chose politique comme tont sujet.


http://lequebecois.actifforum.com/index.htm

http://www.quebec-politique.com/index/

kool maudit
08-31-2007, 05:59 AM
i suspect that whatever the mixtures present in mile-end or parc ex. have 'melted' into - if they indeed even have - it isn't the sort of greater 'quebec culture' landry would support.

it's post-national, really.

someone123
08-31-2007, 06:26 AM
If I had a dime for every one of these threads...

The whole debate is kind of quaint. The "mosaic vs melting pot" thing was just invented to make Canadians feel good about immigration and soon most of this won't matter anyway because there won't be anything but Wal-Mart. This is a global issue that the province of Quebec really isn't capable of dealing with.

malek
08-31-2007, 06:37 AM
So its wrong for an ex-politician to express his opinion about the matter because Quebec can't "deal" with it ?

steve81
08-31-2007, 06:39 AM
Actually, by forcing French school on allophones, it made many of them trilingual. I think Montreal is the city in North America with the most people speaking at least 3 languages. These people are fluent in French, but it does not keep them from also enjoying the English North American culture. And people like Bernard Landry must hate this.

PhilippeMtl
08-31-2007, 01:48 PM
En écoutant les nouvelles hier, j'ai vu cette néo-anglaise, en état de crise, à cause qu'elle a perdu sont jugement pour envoyer son kid dans une école anglaise... Ca réponse: ''je crois que je vais déménager en Ontario!'' (avec une haine évidente dans ses yeux). Si c'est ca de l'ouverture d'esprit...

Au lieu de chialer contre Landry, chialez contre des fachos comme le MLNQ, Tyler et ses enculés d'Alliance Québec et autre Howard Galganov (dieu merci, il a quitté le Québec, même si ca ne l'empêche pas d'écrire ses conneries contre les francos), les seuls responsable de ses tensions anglos/francos...

iamthewalrus
08-31-2007, 02:25 PM
moi ce que j'ai compris dans le commentaire de Landry c'est qu'on est tous pareil et qu'une fois au Québec on forme un ensemble qui peut très bien vivre en harmonie tant qu'on accepte de respecter la culture de base qui était là au départ......chacun apporte de nouvelle chose et l'incorpore à ce qu'il y a déjà

je vois pas ce qu'il y a de mal là dedans...oui Montréal est différente du reste du Québec, mais Montréal fait partie du Québec....oui Montréal est une ville multiculturelle et 1000x plus bilingue que n'importe qu'elle autre ville au Québec où même au Canada....mais c'est le Québec aussi

je suis pas mal tâné des commentaire intolérants qui frise le racisme...parler français c'est pas une maladie vous savez....et la minorité reste anglophone même si ça vous fâche....la mondialisation a beau avoir lieu ça empêchera pas les centaines d'autres langues que l'anglais de survivre et d'avoir droit d'exister dans le monde....

le Québec est avant tout francophone...pis je me sentirais pas coupable de le parler et de le dire...ça arrange peut être bien la minorité anglophone de traiter les francophones d'intolérants et d'anti multiculturalisme .....mais vous avez tord......(d'aileur Montréal est probablement la ville la plus représentative de ce qu'est le Canada : Multiculturelle, bilingue etc...il y a aucune ville qui s'en approche à part peut être Ottawa et même là c'est pas certain )

vous voulez voir c'est quoi de l'intolérance ....informez vous sur ce qu'étais le Québec avant 1960 quand les francophones était traité en citoyens de seconde classe....

vous êtes pas mal gras dur comme minorité...il y a pas une minorité au Canada qui est aussi bien traité...presque tout est bilingue, vous avez des radios anglophones, des journaux anglophones, la télé en anglais, vous pouvez être servis en anglais et après le secondaire vous pouvez aller à l'université ou au Cégep en anglais.....

les anglophones sont autant Québécois que les francophones et je pense que vous êtes traité très bien.....les francophones sont autant Canadien que les anglophones et pourant ils sont pas aussi bien traité ailleur au pays.....même dans les services gouvernementaux(fédéral: poste etc.) qui sont supposé être bilingue il est souvent difficile de se faire servir en français à l'extérieur du Québec....est ce que vous avez ce problème ici?....

arrêter dont.....on peut tu passer à autre chose.....

ps: mon commentaire ne vise pas tous les anglophones, juste les quelques ''radicaux'' qui s'acharnent et qui sont pas mieux d'ailleur que les francophones qui voudrait faire disparaître complètement l'anglais ici

Cataclaw
08-31-2007, 02:48 PM
Iamthewalrus : Tu as trop raison sur un point…

En tant qu'anglophone quadrilingue qui parle aussi le portugais et l'espagnol mais qui est également très implanté dans la culture et la société Québecoise, je peux dire que... c'est assez bizarre. D'un côté j'ai le "club anglais" auquel je peux m'associer, de l'autre côté, j'ai le club "français" dont je fait intégralement parti. Comme plusieurs autres au Québec, j'ai l'opportunité de voir les deux côtés de la médaille. Autant que je peux défendre les intérêts de la minorité anglo quand je suis au Québec, quand je suis aux Étas-Unis ou en Ontario, je vais toujours défendre les intérêts de la francophonie.

Bref... pour en venir à ce que je veux dire - je suis d'accord avec iamthewalrus. Autant que certains francophones peuvent être intolérants avec leurs attitudes "français sinon va te faire f-----", les anglophones peuvent être intolérants et franchement bébés avec leurs attitudes de "si ça continue de même je m'en vais vivre en Ontario!" et « Ouaah ouaah pauvre moi je suis mal traité comparé aux français ».

Mon opinion -- si tu te sens comme ça, et bien visiblement, tu ne te sens pas comme un Québécois -- alors dégage et va vivre en Ontario si c'est ça que tu veux.

On est pareil comme les latinos aux Étas-unis… la langue fonctionnaire dans ce pays là c’est l’anglais, et je crois qu’ils devrait l’apprendre. Ici la langue d’usage commune c’est le français. Je crois que tout le monde devrait apprendre un minimum de français, sans obligation explicite nécessairement (ça serait une violation des libertés d’*obliger* les gens…) Bref, apprenez le français et ça va vous servir dans un milieu ou la majorité des gens parlent cette langue. Il n’y a rien qui empêche l’usage de l’anglais entre anglos, mais pour fonctionner, le français. Même quand je vais au McDo coin Ste-Catherine et Guy, je commande en français (même si je suis dans le cœur du campus Concordia et d’une région très anglophone) pour le principe qu’au Québec, on fonctionne avec le français. En tout cas… tout ce que je viens de dire a déjà été dis des centaines de fois.


Moi je suis anglophone et fier de l'être, et je suis francophone et fier de l'être, et ça va prendre un ouragan catégorie 5 pour me faire dégager d'ici. Tbrnk!

Cataclaw
08-31-2007, 02:59 PM
Wow mon ordi et mon internet capote. Message en TRIPLE... désolé...

Cataclaw
08-31-2007, 03:00 PM
Wow mon ordi et mon internet capote. Message en TRIPLE... désolé...

malek
08-31-2007, 03:11 PM
, but it does not keep them from also enjoying the English North American culture. And people like Bernard Landry must hate this.

you are wrong steve, you don't know Landry well enough.

Greco Roman
08-31-2007, 03:29 PM
Voici la phrase exacte de Landry:
«C'est pour nous un devoir d'intégrer les immigrants et de leur dire la vérité. Le Québec n'est pas multiculturel, a dit M. Landry, soulevant les applaudissements de la foule. La culture de Vivian Barbot (députée bloquiste de Papineau, d'origine haïtienne) et la mienne sont les mêmes. Ses ancêtres ne sont pas venus de l'île d'Orléans, mais elle contribue à enrichir le grand courant culturel honorable qui s'appelle la culture québécoise.»

:rolleyes:

habsfan
08-31-2007, 03:40 PM
En écoutant les nouvelles hier, j'ai vu cette néo-anglaise, en état de crise, à cause qu'elle a perdu sont jugement pour envoyer son kid dans une école anglaise... Ca réponse: ''je crois que je vais déménager en Ontario!'' (avec une haine évidente dans ses yeux). Si c'est ca de l'ouverture d'esprit...

Bye bye! Don't let the door hit you on your fat ass on your way out!:rolleyes:

habsfan
08-31-2007, 03:41 PM
je suis entièrement d'accorda vec les commentaires de Iamthewalrus!

Acajack
08-31-2007, 05:54 PM
Je suis moi-même néo-québécois, mais pas comme les autres. Je suis un Canadien-français de très vieille souche venant d’une province, un FHQ (francophone hors-Québec, quoi. Maintenant devenu un FHQQ (francophone hors-Québec au Québec), je suppose.

En tout cas, tout ça pour dire que j’ai aussi entendu aux nouvelles les propos de la madame et quand elle dit qu’elle prévoyait déménager « somewhere English », et bien je me suis dit « yeah, well you just go ahead and do that ». Because Montréal, Québec and any other place can’t be all things to all people, lady. Wake-up call: it’s not really “somewhere English”, no more than it’s “somewhere with a tropical climate” or “somewhere with low taxes”. Sure, quite a few people there speak English but lots of people in New York City also speak French but that doesn’t make it “somewhere French”.

L’un des principaux problèmes, c’est que la Charte canadienne des droits et libertés de Trudeau a fait de la langue un droit individuel. À bien y penser, pourquoi parle-t-on une langue? C’est pour interagir avec les autres et avec la société. Ce n’est donc pas vraiment une question individuelle, sinon nous pourrions tous avoir chacun notre propre langue individuelle sans jamais avoir à converger en en parlant une commune. Les artisans de la loi 101 ont compris ceci, et je suis pas mal certain queles anglophones militants comme Brent Tyler et William Johnson et cie le comprennent très bien aussi, même s’ils ne l’avoueraient jamais car ils préfèrent s’édifier en tant que freedom fighters défendant la liberté.

À vrai dire, la liberté qu’ils défendent surtout est la liberté de forcer la majorité de francophones au Québec et même à Montréal de changer de langue (en faveur de l’anglais) à toutes les occasions qu’ils ont affaire à eux.

Revenons à l’exemple de la madame dont l’enfant doit maintenant aller à l’école française. Apparemment elle est au Québec depuis 1999 et ne parle presque pas français. Depuis qu’elle est ici elle n’habitait pas Westmount ni Montréal-Ouest (les municipalités avec le plus fort pourcentage d’anglophones à Montréal) mais Laval, où les francophones sont au moins 80 % de la population environ. Elle dit qu’elle n’a jamais eu de difficulté liée au fait qu’elle ne parle pas français.

En tant que mère de famille, où fait-elle ses courses, la brave madame? Au
Carrefour Laval, bien sûr, où des francophones membres de la
majorité écrasante qui y travaillent lui parlent toujours dans la langue de la minorité. Où fait-elle réparer sa voiture? Dans des garages anglos seulement?

Ou peut-être prend-elle bien soin de ne magasiner qu'aux heures où elle sait que des anglophones sont de service au centre d'achats, ou encore
laisse-t-elle passer des autobus en en attendant un qui est conduit par
un anglophone?

Bref, on ne pourrait vivre sa vie en anglais à Laval, Montréal (ou ailleurs au Québec) sans le bilinguisme et l'ouverture d'esprit des francophones qui y sont fortement majoritaires.

La vieille rengaine, c'est que les anglophones sont TELLEMENT nombreux à
Montréal (par exemple), ce qui explique que bon nombre d'entre eux
peuvent vivre une vie complète sans apprendre un traître mot de
français. Mais les statistiques démontrent que ce n'est pas juste le cas à
Montréal, mais aussi ailleurs au Québec où les anglophones sont beaucoup
moins présents en pourcentage qu'à Montréal. En Outaouais, où ils
sont 13 % de la population, 50% des anglophones sont unilingues, soit dit
en passant. À Sherbrooke, ils sont 6 % de la population et 32 % parlent uniquement anglais.

À moins de verser dans l’absurde (par exemple, un
anglophone québécois doit s'assurer de ne faire de la vitesse que
lorsque c'est un policier anglophone qui fait du radar...), c’est évident que c’est parce que les francophones peuvent ET acceptent de parler anglais qu'ils peuvent demeurer unilingues en si grand nombre en 2007.

Acajack
08-31-2007, 06:16 PM
Un petit commentaire au sujet du multiculturalisme…

Ce terme est tellement devenu un dogme intouchable que dire qu’on est contre équivaut à dire qu’on est raciste. N’est-ce pas, par insinuation, ce dont on accuse Landry présentement? Pourtant, Landry ne faisait qu’exprimer sa vision de la diversité culturelle. Et selon, sa vision à lui, Vivian Barbot n’est pas cantonnée dans un silo multiculturel étroit, elle fait entièrement partie de la gang! Comment peut-on être contre ça, peu important nos couleurs politiques?

En tout cas, il faut surtout comprendre que pour beaucoup de francophones, le multiculturalisme représente non pas la diversité culturelle, mais bien la démotion de la population d’expression française vers un statut de minorité ethnique « comme les autres ». Bref, d’immigrant dans son propre pays.

Ayant vécu dans les provinces anglophones la majeure partie de ma vie, je peux vous dire je vivais en direct l’incompréhension causée par la doctrine canadienne du multiculturalisme. Tout ce que les francophones (écoles, télévision, radio, affichage, étiquetage, etc.) pouvaient avoir dans leur langue était questionné à la fois par des Canadiens-anglais ou des Néo-Canadiens, en prétextant qu’on avait pas d’écoles hongroises, ukrainiennes, etc.

À la longue, ça finissait aussi par convaincre beaucoup de francophones qu’ils étaient eux aussi des ethnies, et beaucoup s'assimilaient à l'anglais et devenaient des « French-Canadians » aux côtés des « German-Canadians » et des « Indo-Canadians ».

Ça ne m’a pas pris longtemps après mon arrivée au Québec pour comprendre que, malgré tout ce qui s’était passé au cours des 30 dernières années ici, il y avait aussi des gens qui pensaient comme ça, et que pour eux le Québec n’était qu’un immense quartier ethnique (de plus de 1000 km d’ouest en est!), où on pouvait passer et même vivre sa vie tout en humant un peu la saveur authentique sans qu’une once de celle-ci ne déteigne sur nous.

Pour beaucoup de gens, le caractère francophone du Québec (et de Montréal en particulier), c’est un peu comme les faux immeubles des villes du Far West construites en Espagne pour les films de Sergio Leone : ce sont des façades intéressantes qui donnent de l’ambiance mais ce qu’il y a derrière est sans intérêt.

Acajack
08-31-2007, 06:18 PM
Un petit commentaire au sujet du multiculturalisme…

Ce terme est tellement devenu un dogme intouchable que dire qu’on est contre équivaut à dire qu’on est raciste. N’est-ce pas, par insinuation, ce dont on accuse Landry présentement? Pourtant, Landry ne faisait qu’exprimer sa vision de la diversité culturelle. Et selon, sa vision à lui, Vivian Barbot n’est pas cantonnée dans un silo multiculturel étroit, elle fait entièrement partie de la gang!

En tout cas, il faut surtout comprendre que pour beaucoup de francophones, le multiculturalisme représente non pas la diversité culturelle, mais bien la démotion de la population d’expression française vers un statut de minorité ethnique « comme les autres ». Bref, d’immigrant dans son propre pays.

Ayant vécu dans les provinces anglophones la majeure partie de ma vie, je peux vous dire je vivais en direct l’incompréhension causée par la doctrine du multiculturalisme. Tout ce que les francophones (écoles, télévision, radio, affichage, étiquetage, etc.) pouvaient avoir dans leur langue était questionné à la fois par des Canadiens-anglais ou des Néo-Canadiens, en prétextant qu’on avait pas d’écoles hongroises, ukrainiennes, etc.

À la longue, ça finissait aussi par convaincre beaucoup de francophones qu’ils étaient eux aussi des ethnies, et beaucoup devenaient des « French-Canadians » aux côtés des « German-Canadians » et des « Indo-Canadians ».

Ça ne m’a pas pris longtemps après mon arrivée au Québec pour comprendre que, malgré tout ce qui s’était passé au cours des 30 dernières années ici, il y avait aussi des gens qui pensaient comme ça, et que pour eux le Québec n’était qu’un immense quartier ethnique (de plus de 1000 km d’ouest en est!), où on pouvait passer et même vivre sa vie tout en humant un peu la saveur authentique sans qu’une once de celle-ci ne déteigne sur nous.

Pour beaucoup de gens, le caractère francophone du Québec (et de Montréal en particulier), c’est un peu comme les faux immeubles des villes du Far West construites en Espagne pour les films de Sergio Leone : ce sont des façades intéressantes qui donnent de l’ambiance mais ce qu’il y a derrière est sans intérêt.

Acajack
08-31-2007, 06:20 PM
Un petit commentaire au sujet du multiculturalisme…

Ce terme est tellement devenu un dogme intouchable que dire qu’on est contre équivaut à dire qu’on est raciste. N’est-ce pas, par insinuation, ce dont on accuse Landry présentement? Pourtant, Landry ne faisait qu’exprimer sa vision de la diversité culturelle. Et selon, sa vision à lui, Vivian Barbot n’est pas cantonnée dans un silo multiculturel étroit, elle fait entièrement partie de la gang!

En tout cas, il faut surtout comprendre que pour beaucoup de francophones, le multiculturalisme représente non pas la diversité culturelle, mais bien la démotion de la population d’expression française vers un statut de minorité ethnique « comme les autres ». Bref, d’immigrant dans son propre pays.

Ayant vécu dans les provinces anglophones la majeure partie de ma vie, je peux vous dire je vivais en direct l’incompréhension causée par la doctrine du multiculturalisme. Tout ce que les francophones (écoles, télévision, radio, affichage, étiquetage, etc.) pouvaient avoir dans leur langue était questionné à la fois par des Canadiens-anglais ou des Néo-Canadiens, en prétextant qu’on avait pas d’écoles hongroises, ukrainiennes, etc.

À la longue, ça finissait aussi par convaincre beaucoup de francophones qu’ils étaient eux aussi des ethnies, et beaucoup devenaient des « French-Canadians » aux côtés des « German-Canadians » et des « Indo-Canadians ».

Ça ne m’a pas pris longtemps après mon arrivée au Québec pour comprendre que, malgré tout ce qui s’était passé au cours des 30 dernières années ici, il y avait aussi des gens qui pensaient comme ça, et que pour eux le Québec n’était qu’un immense quartier ethnique (de plus de 1000 km d’ouest en est!), où on pouvait passer et même vivre sa vie tout en humant un peu la saveur authentique sans qu’une once de celle-ci ne déteigne sur nous.

Pour beaucoup de gens, le caractère francophone du Québec (et de Montréal en particulier), c’est un peu comme les faux immeubles des villes du Far West construites en Espagne pour les films de Sergio Leone : ce sont des façades intéressantes qui donnent de l’ambiance mais ce qu’il y a derrière est sans intérêt.

Acajack
08-31-2007, 06:27 PM
Un petit commentaire au sujet du multiculturalisme…

Ce terme est tellement devenu un dogme intouchable que dire qu’on est contre équivaut à dire qu’on est raciste. N’est-ce pas, par insinuation, ce dont on accuse Landry présentement? Pourtant, Landry ne faisait qu’exprimer sa vision de la diversité culturelle. Et selon, sa vision à lui, Vivian Barbot n’est pas cantonnée dans un silo multiculturel étroit, elle fait entièrement partie de la gang!

En tout cas, il faut surtout comprendre que pour beaucoup de francophones, le multiculturalisme représente non pas la diversité culturelle, mais bien la démotion de la population d’expression française vers un statut de minorité ethnique « comme les autres ». Bref, d’immigrant dans son propre pays.

Ayant vécu dans les provinces anglophones la majeure partie de ma vie, je peux vous dire je vivais en direct l’incompréhension causée par la doctrine du multiculturalisme. Tout ce que les francophones (écoles, télévision, radio, affichage, étiquetage, etc.) pouvaient avoir dans leur langue était questionné à la fois par des Canadiens-anglais ou des Néo-Canadiens, en prétextant qu’on avait pas d’écoles hongroises, ukrainiennes, etc.

À la longue, ça finissait aussi par convaincre beaucoup de francophones qu’ils étaient eux aussi des ethnies, et beaucoup devenaient des « French-Canadians » aux côtés des « German-Canadians » et des « Indo-Canadians ».

Ça ne m’a pas pris longtemps après mon arrivée au Québec pour comprendre que, malgré tout ce qui s’était passé au cours des 30 dernières années ici, il y avait aussi des gens qui pensaient comme ça, et que pour eux le Québec n’était qu’un immense quartier ethnique (de plus de 1000 km d’ouest en est!), où on pouvait passer et même vivre sa vie tout en humant un peu la saveur authentique sans qu’une once de celle-ci ne déteigne sur nous.

Pour beaucoup de gens, le caractère francophone du Québec (et de Montréal en particulier), c’est un peu comme les faux immeubles des villes du Far West construites en Espagne pour les films de Sergio Leone : ce sont des façades intéressantes qui donnent de l’ambiance mais ce qu’il y a derrière est sans intérêt.

Laurent
08-31-2007, 06:48 PM
J'pas nécessairement en désaccord avec Landry, tout dépendant de ce qu'il veut dire. S'il dit que le Québec est majoritairement francophone et que la langue du Qc c'est avant tout le français, il ne fait que constater un fait. Mais s'il insinue que l'anglais n'est pas une partie intégrale (je ne dis pas importante mais bien intégrale) de la culture de certains endroits du Québec (notamment Montréal et notamment son centre-ville), alors cette insinuation serait fausse. Mais pourquoi prêter des insinuations à Landry ou qui que ce soit? En ce qui concerne les déclarations de Landry, je n'irai donc pas plus loin.

Mais quant à Mouvement Montréal Français et ces autres retardés extra-terrestres, qu'ils aient dans le ROQ ou en France s'ils ne sont pas contents chez nous. Notre ville n'est pas Hocheloga (ancien village Mohawk) ni Ville-Marie (ancienne colonie française). Si la fille qu'on mentionnait tantôt n'est pas contente au Québec et qu'elle veuille aller en Ontario, on ne versera pas de larmes. Ben c'est la même chose avec les impérialistes du MMF qui veulent nous imposer une culture monolithique qui n'est pas la nôtre. J'm'en irai pas à La Tuque (ou même à Laval . . . ou même à Hochelaga-Maisonneuve) pour leur dire comment vivre moi. Alors aux impérialistes qui croient pouvoir assimiler Montréal, je leur réponds en deux langues: "Fvck you, 'sti!"

Et je trouve ça tellement ridicule qu'au 21e siècle nos débats politiques et médiatiques sont encore totalement dichotomiques/binaires, noir ou blanc, Us vs. Them. A mes yeux c'est évident que tous les Québécois devraient apprendre le français au même niveau (et non pas juste comme seconde langue - "je suis, tu es, il est . . .", et non pas à un niveau 'acceptable' ou même 'très bien'), qu'ils soient dans une école anglaise, grecque, juive, arménienne, ou surtout française (car le niveau d'enseignement de français dans nos écoles 'française' est pourri!). Tous les étudiants Québécois devraient apprendre le français au même niveau, peu importe la première langue d'enseignement de leur école ou de leur parents!! Quant à l'enseignement de l'anglais, comment se fait-il que les étudiants Norvégiens parlent tous un excellent anglais (mieux que celui de la majorité des politiciens québécois au provincial ou au fédéral), alors que pour la majorité des Québécois hors Montréal c'est le fameux "yes. no. toaster"? (et je ne dis pas ça avec mépris car c'est notre système d'éducation qui est ainsi). Si les Norvégiens peuvent parler leur langue et l'anglais, pourquoi pas nous? Parce qu'on est moins smattes? Parce qu'on va se faire assimiler par l'océan d'anglophones nous les pauvres p'tits Québécois niaiseux? C'est ça le vrai mépris, c'est dire que notre culture est trop faible et qu'elle se pliera devant l'anglais si on apprend et on parle tous un excellent anglais! Les Polonais, les Tchèques, sans compter toutes les autres mini pays de l'ex URSS ont-ils perdus leurs langues lorsqu'ils apprenaient tous le russe et qu'ils étaient dans "un océan de russophones"? Non. Tout comme les Norvégiens ne perdront pas leur langue et tout comme nous ne perdrons pas le français - sauf si on est caves et qu'au fin fond on s'en crisse du français -> si c'est le cas, qu'on l'avoue qu'on se prend pour des p'tits minables moins forts que les Slovéniens ou les Estoniens ou j'sais pas qui (qui d'ailleurs eux n'étaient même pas libres). Alors que les paranos francofreak ou autres dans le monde aillent se cacher et qu'ils cessent de contrôler et limiter les gens par la peur comme le font les religions arriérées depuis le début des temps.

Bref, c'est mon humble avis qu'on devrait tous maitriser la langue majoritaire du QC (le francais) et qu'on devrait tous maitriser l'anglais! Why not, estie?! Autrement, pourquoi se buter à une pensée binaire? Qu'est-ce qu'on gagne avec cette pensée? Du temps? Demander à tous ceux qui maitrisent (je dis bien 'maitrise,' pas 'balbutie') le français et l'anglais: aucun ne dira qu'il a perdu une seconde de son temps - c'est plutôt le contraire!! Alors qu'est-ce qu'on perd à maitriser les deux langues? J'aimerais bien le savoir.

Laurent
08-31-2007, 07:01 PM
Acajack je suis d'accord avec ton dernier post (posté 4 fois pour pas qu'on le manque, eh? ;))

habsfan
08-31-2007, 07:40 PM
Demander à tous ceux qui maitrisent (je dis bien 'maitrise,' pas 'balbutie') le français et l'anglais: aucun ne dira qu'il a perdu une seconde de son temps - c'est plutôt le contraire!! Alors qu'est-ce qu'on perd à maitriser les deux langues? J'aimerais bien le savoir.


Ça c'est vrai. J'étais trilingue à l'age de 4 ans, donc je n'ai jamais perçu l'apprentissage d'une langue comme un "troubel" ou "un mal de tête"!

J'ai été assez chanceux de pouvoir apprendre 3 langues a un si jeune age.

Acajack
08-31-2007, 07:56 PM
Désolé pour les multiples posts. Le site du forum faisait des trucs bizarres quand je l’ai envoyé.

En réponse à Laurent, au sujet des Norvégiens…

Et bien les Norvégiens parlent très bien anglais pas tellement à cause de leur système scolaire, mais bien parce que les émissions de télé et les films américains diffusés dans leur pays ne sont jamais doublés mais plutôt sous-titrés. À force d’entendre « I love you » et de voir les sous-titres, tu en viens à comprendre que ça veut dire « Je t’aime ». Aussi bête que ça.

Les pays à fort taux de connaissance de l’anglais langue seconde (Norvège, Pays-Bas, Suède, Islande, Danemark, Finlande) sont tous des pays où le marché interne ne justifie pas le coût exorbitant du doublage, qui nécessite des personnes payées pour chaque rôle. Les sous-titres, c’est bien moins cher.

En Allemagne, en France et en Italie, les gens sont moins bilingues en anglais en partie parce que les pays sont plus gros avec plus de population, mais aussi parce que Bruce Willis y parle toujours la langue du pays.

Le Québec, pour sa part, surfe sur la vague de la France et des nombreux autres pays francophones (en Afrique notamment), donc pas mal tout y est présenté avec doublages français.

Autre commentaire :

Norvège, pays indépendant
Estonie, pays indépendant
République Tchèque, pays indépendant
Pologne, pays indépendant
Slovénie, pays indépendant
Québec, province du Canada

steve81
08-31-2007, 08:11 PM
you are wrong steve, you don't know Landry well enough.

Je crois comprendre pourquoi tu n'es pas d'accord, je dis surtout ça à cause de l'impression qu'il me donne au sujet de l'anglais.

Je connais assez bien Landry. Il a déjà dit "le Québec n'est pas multiculturel, il est multi-ethnique". Il a raison jusqu'à un certain point. Ce qu'il prône s'apparente à l'interculturalisme (http://en.wikipedia.org/wiki/Interculturalism), i.e. que chaque culture apporte quelque chose à la culture principale, laquelle doit être prédominante. Chaque immigrant doit s'intégrer à cette culture. Mais il reste que les péquistes comme Landry n'aiment pas le fait qu'il y ait une minorité anglophone, ils aimeraient mieux que tout le monde parle français. Ce qui me dérange avec ces gens, c'est qu'ils voient l'anglais comme une menace. Pour eux, afin que le français gagne, l'anglais doit perdre.

Le français n'est pas en danger au Québec, ni même à Montréal. C'est presque impossible de travailler à Montréal sans parler français. Ceux qui chiâlent qui se font servir en anglais à Montréal ont juste à dire allô, bonjour ou à se faire tatouer "français" dans le front et ils seront servis en français.

Si vous voulez voir un endroit où le français est en danger, allez à Moncton. Là c'est assez commun les couples avec un/e anglo et un/e franco et la langue qui est utilisée dans le couple est en général l'anglais, car l'anglo du couple ne parle pas français. Il s'ensuit que leurs enfants sont anglophones.

Kilgore Trout
08-31-2007, 08:16 PM
i think landry's statement was the awkward grumbling of a dinosaur. my real problem, as laurent said, is with the extremist right-wing groups like the mouvement montréal français or the société saint-jean-baptiste that seek to impose a sort of cultural imperialism on montreal. they are deeply and essentially xenophobic: they are afraid of everyone who does not act, speak and think exactly like them.


Mais quant à Mouvement Montréal Français et ces autres retardés extra-terrestres, qu'ils aient dans le ROQ ou en France s'ils ne sont pas contents chez nous. Notre ville n'est pas Hocheloga (ancien village Mohawk) ni Ville-Marie (ancienne colonie française). Si la fille qu'on mentionnait tantôt n'est pas contente au Québec et qu'elle veuille aller en Ontario, on ne versera pas de larmes. Ben c'est la même chose avec les impérialistes du MMF qui veulent nous imposer une culture monolithique qui n'est pas la nôtre. J'm'en irai pas à La Tuque (ou même à Laval . . . ou même à Hochelaga-Maisonneuve) pour leur dire comment vivre moi. Alors aux impérialistes qui croient pouvoir assimiler Montréal, je leur réponds en deux langues: "Fvck you, 'sti!"

steve81
08-31-2007, 08:19 PM
Si vous voulez voir un endroit où le français est en danger, allez à Moncton. Là c'est assez commun les couples avec un/e anglo et un/e franco et la langue qui est utilisée dans le couple est en général l'anglais, car l'anglo du couple ne parle pas français. Il s'ensuit que leurs enfants sont anglophones.

Et même là, le français ne disparaîtra pas de sitôt. Il y a une assez bonne concentration de francophones à Dieppe, en banlieue de Moncton, laquelle grossit chaque année étant donné que beaucoup de francophones du nord du Nouveau-Brunswick migrent vers cette ville à chaque année.

habsfan
08-31-2007, 08:24 PM
Si vous voulez voir un endroit où le français est en danger, allez à Moncton. Là c'est assez commun les couples avec un/e anglo et un/e franco et la langue qui est utilisée dans le couple est en général l'anglais, car l'anglo du couple ne parle pas français. Il s'ensuit que leurs enfants sont anglophones.

C'est en plein pourquoi je me roule les yeax dans la tête quand j'entends dire que le N-B et l'est de L'ontario sont bilingue. C'est de la Bull-shit. Il y a peut être des gens qui parlent encore le français dans ces endroits, mais la majorité d'entre eux sont assez vieux et leurs enfants ne le parle plus!

Dans 25 ans, ces deux endroits ne parleront plus le français!

Laurent
08-31-2007, 08:27 PM
Acajack, t'as pas pantoute compris mon point par rapport aux Norvégiens, Polonais, etc. Le point très simple, comme habsfan disait avec les 3 langues qu'il parle, c'est qu'on peut très bien maîtriser 2 ou trois langues sans que ça ne fasse de tort du tout à notre première langue. Les Norvégiens, ainsi que les Polonais et autres anciens membres ou satellites soviétiques en sont la preuve, peu importe le pourquoi qu'ils parlent anglais ou parlaient le russe. S'ils peuvent/pouvaient parler deux langues alors qu'ils sont indépendants ou étaient membres de l'URSS ou satellites de l'URSS (bref sous un régime totalitaire dirigé par rien de moins qu'une superpuissance étrangère), alors nous pouvons le faire. Ceux qui n'y croient pas, à mes yeux, font preuve d'un mépris et/ou d'un manque de confiance (justifié ou non, à chacun son opinion) envers le peuple québécois.

Laurent
08-31-2007, 08:28 PM
oops, double post . . . . je vois qu'il faut juste qu'on clique pas deux fois sur submit quand c'est slow (c'est ce que j'avais fais)

kool maudit
08-31-2007, 08:45 PM
So its wrong for an ex-politician to express his opinion about the matter because Quebec can't "deal" with it ?




well, yeah.....of course he should express his opinion. strongly disagreeing with it doesn't mean i think he shouldn't have said it. impassioned debate is a good thing.

Acajack
08-31-2007, 08:47 PM
Laurent,

Oh oui j'ai bien compris le sens de votre intervention. Ce que je pense, moi, c'est que le Québec en tant que province canadienne, ne peut pas sauter à pieds joints dans l'apprentissage de l'anglais et étendre l'accès à l'anglais comme le font des pays européens indépendants où l'anglais n'a aucun fondement historique ni juridique.

À peu près tous les services publics sont disponibles en anglais au Québec, alors que dans tous ces pays, tout est uniquement dans la langue du pays. Ils n'ont pas de collèges ni universités en anglais. l'armée, la police nationale, la fonction publique et toutes les entreprise (dans leurs activités sur le territoire du pays) fonctionnent dans la langue du pays uniquement.

Ils peuvent bien être enthousiastes par rapport à l'anglais : ils ont facilement le luxe de le faire.

En passant, il existe une population au Canada dont l'apprentissage d'une langue seconde a beaucoup nui à la langue maternelle : les francophones hors-Québec. Et les FHQ, c'est de la proche parenté en simonac des Québécois, mes amis.

En passant 2, je parle trois langues moi aussi et j'en baragouine une quatrième, donc on ne peut m'accuser de ne pas avoir l'esprit ouvert.

Mais il faut être conscient du contexte dans lequel on vit. Comme je l'ai déjà dit sur un autre fil : le Québec n'est pas un pays! (Et il n'est pas à la veille d'en devenir un non plus.)

steve81
08-31-2007, 09:10 PM
C'est en plein pourquoi je me roule les yeax dans la tête quand j'entends dire que le N-B et l'est de L'ontario sont bilingue. C'est de la Bull-shit. Il y a peut être des gens qui parlent encore le français dans ces endroits, mais la majorité d'entre eux sont assez vieux et leurs enfants ne le parle plus!

Dans 25 ans, ces deux endroits ne parleront plus le français!

Le NB est officiellement bilingue. L'Ontario est une province anglophone et offre des services en français et publie tout dans les deux langues, c'est l'inverse du Québec. Ça c'est le bilinguisme au niveau étatique.

Maintenant, pour ce qui est du vrai bilinguisme (des gens bilingues), c'est quelque chose qu'on retrouve pas mal seulement à Montréal et un peu à Ottawa. Ceux qui sont bilingues à Moncton sont presque tous francophones. À Montréal, la majorité francophone est bilingue.

Je ne pense pas que le français disparaisse à Ottawa, étant donné que c'est la capitale du Canada et que Gatineau est l'autre bord de la rivière. Quant à Moncton, je suis moins optimiste à long terme. Mais, je ne pense pas que le français disparaisse du nord du Nouveau-Brunswick, du moins, tant qu'il y aura du monde qui habite encore là (beaucoup migrent vers Moncton, Fredericton et St-Jean au sud pour des raisons économiques).

malek
08-31-2007, 09:25 PM
Steve, Quebec publie tout dans les deux langues aussi.

steve81
08-31-2007, 09:37 PM
Steve, Quebec publie tout dans les deux langues aussi.

Après un bac en droit au Québec, je suis comme au courant. :P

Le Québec est l'inverse de l'Ontario, parce que la langue de la majorité n'est pas la même. Mais les deux minorités peuvent être servies dans leurs langues. Je me suis mal exprimé faut croire...

ErickMontreal
08-31-2007, 09:46 PM
C'est en plein pourquoi je me roule les yeax dans la tête quand j'entends dire que le N-B et l'est de L'ontario sont bilingue. C'est de la Bull-shit. Il y a peut être des gens qui parlent encore le français dans ces endroits, mais la majorité d'entre eux sont assez vieux et leurs enfants ne le parle plus!

Dans 25 ans, ces deux endroits ne parleront plus le français!

Pas vraiment, le N-B en général n`est pas bilingue, ce sont les francophones qui sont billingues. Ici à Moncton, le francais est beaucoup plus présent que tu peux le croire. La CMA de Moncton est à 45 % francophone. En ce sens, les francophones ont l`intelligence d`apprendre les deux langues ce qui est un avantage souvent systématique envers les anglophones unilingues pour les emplois bien rémunérés. La majeure partie des Acadiens ont compris que possédé les deux langue n`est pas automatiquement un exercice d`assimilation à la sauce péquiste. Pour eux, les deux langues c`est un état d`être et de cette manière, il ont prit une place plus qu`importante dans l`économie de la ville ou les plus grandes corporations sont très souvent dirigées ou sont la propriété de ceux-ci.

Bref, il est possible de tout faire en francais ici ou presque donc de dire que le francais à Moncton est en perdition est aussi hors contexte que d`affirmer que le francais à Montréal est en péril.

steve81
08-31-2007, 10:04 PM
Faut dire que ce qui aide le français à Moncton, c'est la migration nord-sud. Il y a genre 1000 francophones du nord de la province qui déménagent à Dieppe à chaque année. Mais les couples francos/anglos que j'ai décris ci-dessus sont une réalité et c'est l'anglais qui prédomine dans ces cas, par contre, je ne peux pas dire quelle ampleur a ce phénomène. Sans compter les francophones qui parlent moitié anglais/moitié français ("j'aime la way qu'ta skirt a hang" :P ), mais ça, c'est une autre histoire...

Rico Rommheim
08-31-2007, 10:10 PM
J'pas nécessairement en désaccord avec Landry, tout dépendant de ce qu'il veut dire. S'il dit que le Québec est majoritairement francophone et que la langue du Qc c'est avant tout le français, il ne fait que constater un fait. Mais s'il insinue que l'anglais n'est pas une partie intégrale (je ne dis pas importante mais bien intégrale) de la culture de certains endroits du Québec (notamment Montréal et notamment son centre-ville), alors cette insinuation serait fausse. Mais pourquoi prêter des insinuations à Landry ou qui que ce soit? En ce qui concerne les déclarations de Landry, je n'irai donc pas plus loin.

Mais quant à Mouvement Montréal Français et ces autres retardés extra-terrestres, qu'ils aient dans le ROQ ou en France s'ils ne sont pas contents chez nous. Notre ville n'est pas Hocheloga (ancien village Mohawk) ni Ville-Marie (ancienne colonie française). Si la fille qu'on mentionnait tantôt n'est pas contente au Québec et qu'elle veuille aller en Ontario, on ne versera pas de larmes. Ben c'est la même chose avec les impérialistes du MMF qui veulent nous imposer une culture monolithique qui n'est pas la nôtre. J'm'en irai pas à La Tuque (ou même à Laval . . . ou même à Hochelaga-Maisonneuve) pour leur dire comment vivre moi. Alors aux impérialistes qui croient pouvoir assimiler Montréal, je leur réponds en deux langues: "Fvck you, 'sti!"

Et je trouve ça tellement ridicule qu'au 21e siècle nos débats politiques et médiatiques sont encore totalement dichotomiques/binaires, noir ou blanc, Us vs. Them. A mes yeux c'est évident que tous les Québécois devraient apprendre le français au même niveau (et non pas juste comme seconde langue - "je suis, tu es, il est . . .", et non pas à un niveau 'acceptable' ou même 'très bien'), qu'ils soient dans une école anglaise, grecque, juive, arménienne, ou surtout française (car le niveau d'enseignement de français dans nos écoles 'française' est pourri!). Tous les étudiants Québécois devraient apprendre le français au même niveau, peu importe la première langue d'enseignement de leur école ou de leur parents!! Quant à l'enseignement de l'anglais, comment se fait-il que les étudiants Norvégiens parlent tous un excellent anglais (mieux que celui de la majorité des politiciens québécois au provincial ou au fédéral), alors que pour la majorité des Québécois hors Montréal c'est le fameux "yes. no. toaster"? (et je ne dis pas ça avec mépris car c'est notre système d'éducation qui est ainsi). Si les Norvégiens peuvent parler leur langue et l'anglais, pourquoi pas nous? Parce qu'on est moins smattes? Parce qu'on va se faire assimiler par l'océan d'anglophones nous les pauvres p'tits Québécois niaiseux? C'est ça le vrai mépris, c'est dire que notre culture est trop faible et qu'elle se pliera devant l'anglais si on apprend et on parle tous un excellent anglais! Les Polonais, les Tchèques, sans compter toutes les autres mini pays de l'ex URSS ont-ils perdus leurs langues lorsqu'ils apprenaient tous le russe et qu'ils étaient dans "un océan de russophones"? Non. Tout comme les Norvégiens ne perdront pas leur langue et tout comme nous ne perdrons pas le français - sauf si on est caves et qu'au fin fond on s'en crisse du français -> si c'est le cas, qu'on l'avoue qu'on se prend pour des p'tits minables moins forts que les Slovéniens ou les Estoniens ou j'sais pas qui (qui d'ailleurs eux n'étaient même pas libres). Alors que les paranos francofreak ou autres dans le monde aillent se cacher et qu'ils cessent de contrôler et limiter les gens par la peur comme le font les religions arriérées depuis le début des temps.

Bref, c'est mon humble avis qu'on devrait tous maitriser la langue majoritaire du QC (le francais) et qu'on devrait tous maitriser l'anglais! Why not, estie?! Autrement, pourquoi se buter à une pensée binaire? Qu'est-ce qu'on gagne avec cette pensée? Du temps? Demander à tous ceux qui maitrisent (je dis bien 'maitrise,' pas 'balbutie') le français et l'anglais: aucun ne dira qu'il a perdu une seconde de son temps - c'est plutôt le contraire!! Alors qu'est-ce qu'on perd à maitriser les deux langues? J'aimerais bien le savoir.

Entierement d'accord avec toi laurent! Bien dis!

ErickMontreal
08-31-2007, 10:18 PM
Faut dire que ce qui aide le français à Moncton, c'est la migration nord-sud. Il y a genre 1000 francophones du nord de la province qui déménagent à Dieppe à chaque année. Mais les couples francos/anglos que j'ai décris ci-dessus sont une réalité et c'est l'anglais qui prédomine dans ces cas, par contre, je ne peux pas dire quelle ampleur a ce phénomène. Sans compter les francophones qui parlent moitié anglais/moitié français ("j'aime la way qu'ta skirt a hang" :P ), mais ça, c'est une autre histoire...

Tu as parfaitement raison, il y a des risques mais beaucoup moins puissants qu`auparavant. Je crois que les anglais ont compris que les francais sont la pour rester et qu`ils contribuent au succès économique de la ville.

L`assimilation est souvent un choix, il faut faire confiance aux gens, ce que les péquistes ne semblent pas enclint à faire.

steve81
08-31-2007, 10:28 PM
Tu as parfaitement raison, il y a des risques mais beaucoup moins puissants qu`auparavant. Je crois que les anglais ont compris que les francais sont la pour rester et qu`ils contribuent au succès économique de la ville.

C'est certain qu'aujourd'hui c'est beaucoup mieux que l'époque où les gens n'avaient pas le droit de s'exprimer en français au conseil municipal. Les mentalités ont évolué.

Gerrard
08-31-2007, 10:34 PM
The melting pot of the U.S.A. is really an erroneous description that really doesn't apply anymore. This country is made up of just as many cultural cliques as Canada. A true "melting pot" would be something closer to Brazilian society. For all intents and purposes outside of the midwest (Chicago excluded), America is an unofficially bilingual nation. (Fly into New Orleans and the airport still makes announcements in French [in addition to Spanish] but you'll be hard pressed to have a conversation in French with anyone there.)

And I do agree that "multiculturalism" as a concept was essentially jammed down everyone's throats and basically a propaganda move by the Liberal government of the day to make Canadians of European extraction feel better about the unchecked immigration of that era. The demographic change has been so drastic over the past 30 years that the country is virtually unrecognizable as the Canada I grew up in and that's not a good thing. It doesn't feel like a nation anymore but more like a temporary residence and I think the word is out that nothing is really expected of you as a citizen only your vote but certainly not your loyalty.

What Landry is saying is certainly reactionary but sometimes I wish there were more of his ilk.

habsfan
08-31-2007, 11:43 PM
Le NB est officiellement bilingue. L'Ontario est une province anglophone et offre des services en français et publie tout dans les deux langues, c'est l'inverse du Québec. Ça c'est le bilinguisme au niveau étatique.

Maintenant, pour ce qui est du vrai bilinguisme (des gens bilingues), c'est quelque chose qu'on retrouve pas mal seulement à Montréal

C'est en plein ce que je disais!

habsfan
08-31-2007, 11:49 PM
Mais les couples francos/anglos que j'ai décris ci-dessus sont une réalité et c'est l'anglais qui prédomine dans ces cas

Aussilongtemps que ce sera l'anglais qui dominera à la Maison, et bien le français sera toujours menacé au N.B.

ErickMontreal
09-01-2007, 12:10 AM
Aussilongtemps que ce sera l'anglais qui dominera à la Maison, et bien le français sera toujours menacé au N.B.

L`Acadie est francophone et bien souvent unilingue donc aucun problème de ce côté. Pour ce qui est de Moncton, les couples anglo/franco existent encore mais la situation n`est plus la même que dans les années 1970. De plus, les enfants de ce type de famille rencontrent les même exigences linguistiques ici : le bilinguisme. Que l`anglais domine ne veut pas dire que la langue francaise est mise au rancard. La situation est beaucoup plus complexe et ambiguë. Bien sur la langue anglaise est présente et va toujours être un risque mais je crois que les Acadiens savent qui ils sont et d`où il viennent et sont généralement très fiers de leur origines. En ce sens, il n`y a pas pour eux une primauté absolue d`une langue sur une autre, ils sont francophones et le resteront mais la réalité est ce qu`elle est, ceux-ci doivent être bilingue ce qui ne veut plus dire assimilation complète et totale. Le binlinguisme ici existe car 95 % des francophones parlent les deux langues.

Pour ce qui est du bilinguisme, il existe mais à sens unique.

Chmeee
09-01-2007, 12:12 AM
Tout ce débat parce que Landry a dit qu'il voit les minorités comme faisant partie de la culture du Québec au lieu de groupes à part? lol!! ya du monde vraiment jamais contents :haha:

habsfan
09-01-2007, 12:15 AM
Je crois que tout le monde comprends maintenant ce que Landry a vraiment dit! Il ne faut pas se fier aux grands titres dans la Gazette, surtout pas quand c'est un "quote" d'un membre du P.Q.(ou un ex-membre) dans ce cas ci!

Acajack
09-01-2007, 12:39 PM
C’est vrai qu’en chiffres absolus les francophones de Moncton (surtout sa banlieue de Dieppe) reçoivent beaucoup de renforts francophones du nord de la province. Ces gens sont très francophones et souvent ne parlent peu ou pas anglais.

Le problème pour l’avenir de la francophonie est que c’est un transfert de population d’une région où les français est très fort, voire dominant, à une région où il est subjugué à l`anglais. 5 000 francophones à Caraquet, si tout le monde y reste ça va encore donner 5 000 francophones dans une ou deux générations. A Moncton il va y en avoir un paquet d’assimilés dans une génération et encore plus de disparus rendu à la 2e génération.

La situation linguistique dans le coin de Moncton ressemble beaucoup plus à celle des Franco-Ontariens qu’à celle des régions acadiennes du NB. Alors le fait que Moncton soit le seul endroit au NB où la population acadienne est dynamique n’est pas nécessairement positif pour l’avenir des Acadiens.

C’est le cas en Ontario aussi. La région de Toronto est celle où la proportion de francophones augmente le plus. Au Nord, traditionnellement franco à 40 ou 50 %, ça décline très rapidement. A Ottawa et dans l’Est ontarien, c’est stable ou ça stagne mais la population non-francophone augmente très rapidement.

Près du quart de la population francophone de l’Ontario habite maintenant le Grand Toronto.

Je suis d’accord avec la personne qui a dit que le français ne disparaîtra probablement jamais d’Ottawa, étant donné le statut de capitale. Mais ce qui va probablement rester à Ottawa c’est une très petite élite francophone active au sein de l’administration fédérale.

Si on regarde l’ensemble de la situation des francophones hors-Québec, c’est frappant comment les seules régions où la langue française est vraiment dynamique aujourd’hui sont des coins isolés ou économiquement défavorisés qui sont souvent touchés par un exode de population majeur : Hearst ou Hawkesbury en Ontario; la Péninsule acadienne et le Madawaska au NB. Et tous les jeunes qui quittent ces coins s’en vont généralement vers des endroits où leurs enfants vont grandir dans des milieux ou même des foyers où l’anglais domine.

Un peu comme Steve y a si bien fait allusion : à Caraquet dans 50 ans ça va sûrement parler français... s'il y a encore quelqu'un qui habite là!



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