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View Full Version : Les nouvelles économiques :: Economy and business news



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steve81
09-01-2007, 06:33 AM
Ce n’est pas tous les experts qui s’accordent pour dire qu’une centralisation serait positive. Plusieurs experts craignent la fin de compétition entre les agences de régulation et que la complaisance s’installe.

Peut-être que j'ai mal compris ton commentaire, mais le rôle des ces agences n'est pas de se faire compétition. Au contraire, ces agences collaborent entre elles. Leur rôle est de protéger les investisseurs des pratiques déloyales et frauduleuses ainsi que de favoriser des marchés financiers justes et efficaces.

ToxiK
09-01-2007, 11:57 PM
Peut-être que j'ai mal compris ton commentaire, mais le rôle des ces agences n'est pas de se faire compétition. Au contraire, ces agences collaborent entre elles. Leur rôle est de protéger les investisseurs des pratiques déloyales et frauduleuses ainsi que de favoriser des marchés financiers justes et efficaces.



Ce que je dis c'est que l'absence de compétition engendre l'innéficacité. Sans compétition, il n'y a pas de pression de s'améliorer et de performer. Ça crée de la complaisance et un trop grand niveau de confort. Je le sais, je travaille dans un milieu semblable et malgré de la bonne volonté des intervenants de devenir plus efficace, il n'y a pas cette pression qui fait passer de l'idée à l'action. Le confort a préséance sur l'efficacité.

ToxiK
09-02-2007, 12:05 AM
Il faut faire la distinction entre ce qui est bon pour le Canada ou pour une province, et ce que ca apporte en desagrement.

Dans le cas du TSX il y a 10 ans quand ils ont fusionnées toutes les bourses, ca a permis au TSX de grossir en importance parmis les bourses du monde (bien qu'il ne soit tjr pas un major) et un effet de cela, est une meilleure evaluation du prix et un meilleur acces au capitaux a un prix plus faible pour les entreprises d'ici.

La meme chose peut etre dite de Montreal avec son marché des options, le marché n'as jamais été aussi gros au Canada que maintenant, autant a cause que tout est centralisé a un seul endroit, et l'engouement pour ce genre de produits dans le marché.

Dans le cas de l'autorité des marches financier, une telle organisation devrait relever du federal et avoir jurisdiction a travers le pays, un peu comme la SEC aux USA.

Il faut aussi considerer que Montreal n'est pas une place financiere d'importance, au Canada il n'y a qu'une seule ville de finance en importance et c'est Toronto, toutes les autres sont secondaires, ou avec une importance plus regionnale, apres tout les plus gros employeurs dans le domaine a montreal, c'est desjardins, banque nationale et la caisse de depot... toutes des institutions avec un fort caractere regional.


On s'inquiète quand les sièges sociaux quittent Montréal, la perte de contrôle québécois de la vérification des valeurs mobilières est aussi grave. La centralisation des agences n'est pas nécessaire, on peut s'entendre sur certaines normes avec lesquelles tout le monde s'entend. Le système de "passeports" semble satisfaire tout le monde sauf l'Ontario (sans surprise). De plus, une agence fédérale deviendrait beaucoup plus politique. Imaginez qu'une situation place des investisseurs (ou des entreprises) du Québec contre d'autres de l'Ontario. Une décision en faveur du Québec serait interprétée comme étant (encore!) un accomodement déraisonable bénéficiant au Québec au détriment du reste du pays. La même chose peut être dite d'une décision qui bénéficierait à l'ontario.

habsfan
09-02-2007, 04:53 AM
Si t'es pas capable d'être pour quelque chose qui serait bénéfique pour l'ensemble du Canada et qui aurait plus de sens que la situation actuelle juste pour pas perdre un pouvoir provincial... et bien je ne sais pas quoi te dire de plus.


Excuses moi Steve, mais quand quelqu'un dit que quelque chose sera bien pour le Canada, ça veut vraiment dire, que ce sera bien pour Toronto... au détriment de Montréal. Dans dans ce cas, je dis Fuck le Canada!

Montréal c'est assez fait shafté. Il faut que ça arrête!

steve81
09-02-2007, 05:21 AM
Au dernières nouvelles, le Québec faisait encore parti du Canada. J'ai écris que ce serait bénéfique pour l'ensemble du Canada.

steve81
09-02-2007, 05:24 AM
Et puis il faut arrêter cette attitude de blâmer le fédéral et l'Ontario pour le déclin de Montréal, c'est le Québec qui en est le premier responsable.

habsfan
09-02-2007, 05:35 AM
Au dernières nouvelles, le Québec faisait encore parti du Canada. J'ai écris que ce serait bénéfique pour l'ensemble du Canada.

Tu ne semble pas comprendre ce que je voulais dire. Entre toi et moi, j'espère que tu réalises que lorsqu'un politicien dit que quelque chose sera bénéfique pour le Canada, ça veut dire que ce sera bénéfique pour l'ontario et surtout Toronto. Si tu ne vois pas ça, et bien je crois que tu es aveugle!

Et puis il faut arrêter cette attitude de blâmer le fédéral et l'Ontario pour le déclin de Montréal, c'est le Québec qui en est le premier responsable.
Correction, chaque bord a sa part de resposabilité pour le déclin de Montréal. Même si je suis un séparatiste, je ne suis pas aveugle. Je sais que le fait que le PQ soit rentré au pouvoir en 76 a vraiment fait mal à Montréal, même chose pour les référendums de 80 et 95. Mais Montréal a été abandonnée par les deux gouvernements. Le fédéral à préféré encourager toronto et le provincial a préféré encourager toutes les parties de la province sauf Pour la région de Montréal. Montréal est la ville qui a le plus souffert à cause de la Révolution tranquille(et tout ce qui en découle)!

steve81
09-02-2007, 06:24 AM
Entre toi et moi, j'espère que tu réalises que lorsqu'un politicien dit que quelque chose sera bénéfique pour le Canada, ça veut dire que ce sera bénéfique pour l'ontario et surtout Toronto. Si tu ne vois pas ça, et bien je crois que tu es aveugle!

Évidemment, ça dépend du politicien. Dans le cas qui nous concerne, mon idée est faite à ce sujet depuis très longtemps, lorsque j'ai fait un cours de droit des valeurs mobilières. On est le seul pays au monde dans cette situation et on est désavantagé sur le plan international. Si quelqu'un veut faire un appel publique à l'épargne à travers le Canada, il doit se conformer aux lois et règlements de chaque province et territoire. C'est complexe, inefficace et coûteux. Pourquoi se donner le trouble de se conformer aux règles des autres provinces alors que 85% de l'action se passe à Toronto de toute façon? Aussi bien se limiter à l'Ontario. C'est Toronto qui est avantagée par la situation actuelle!

Correction, chaque bord a sa part de resposabilité pour le déclin de Montréal. Même si je suis un séparatiste, je ne suis pas aveugle. Je sais que le fait que le PQ soit rentré au pouvoir en 76 a vraiment fait mal à Montréal, même chose pour les référendums de 80 et 95. Mais Montréal a été abandonnée par les deux gouvernements. Le fédéral à préféré encourager toronto et le provincial a préféré encourager toutes les parties de la province sauf Pour la région de Montréal. Montréal est la ville qui a le plus souffert à cause de la Révolution tranquille(et tout ce qui en découle)!
Je sais qu'on le répète souvent ici, mais Toronto à l'avantage d'être la capitale de sa province. Comme les provinces sont responsables des villes, je blâme surtout Québec pour le déclin de Montréal.

ToxiK
09-02-2007, 06:48 AM
Je sais qu'on le répète souvent ici, mais Toronto à l'avantage d'être la capitale de sa province. Comme les provinces sont responsables des villes, je blâme surtout Québec pour le déclin de Montréal.


Sur ce point, je suis tout à fait d'accord avec toi. Je ne veux pas dire que l'on devrait déménager la capitale du Québec à Montréal mais reconnaître l'apport essentiel de cette dernière serait une bonne chose.

En ce qui concerne le débat actuel, il faut noter qu'il y a deux facettes. La centralisation à Toronto du pouvoir des agences de vérification des valeurs mobilières et le rachat de la bourse des produits dérivés de Montréal par la bourse de Toronto (Toronto pousse pour avoir les deux). Sans être souverainiste, je suis contre la centralisation. Le "one size fits all" prôné par Toronto serait dévastateur pour les autres villes canadiennes (surtout pour Montréal) et ultimement pourrait être un facteur important pour la destruction de la fédération canadienne.

Parfois, je me demande si Toronto (aidé par des alliés à Ottawa) ne souhaite pas que le Canada devienne comme certain pays européens, c'est à dire avoir une seule grande ville, qui serait le phare du pays, et des villes vassales. Pensez à la France (Paris), l'Angleterre (Londres), la Suède (Stockholm), la Norvège (Oslo), la Finlande (Helsinki) et plusieurs autres. Évidemment, il y a certains pays multipolaires mais c'est surtout pour des raisons historiques que ces villes se sont développées simultanément (l'Italie était une confédération de cité-états avant de devenir un pays) et par la suite pour des raisons politiques que plusieurs villes ont pu se développer, les politiciens ne voulant pas gagner des votes dans une certaine ville au risque certain d'en perdre d'autres dans d'autres villes tout aussi populeuses. Au Canada, la rivalité meurtrière entre Montréal et Toronto (français et anglais) offre une ouverture aux politiciens pour tout centraliser à Toronto. J'espère que l’on n’en arrivera pas là.

Mon exemple de dire que l'on pourrait envoyer tous les bons joueurs des équipes canadiennes de hockey à Toronto pour ramener la coupe au Canada montre en exemple de ce que pourrait être le Canada "Torontorisé". Je croit que ça c'est déjà fait au hockey: vous souvenez-vous de l'Armée Rouge de Moscou?

ToxiK
09-05-2007, 02:14 AM
Les provinces s'entendent pour un passeport pour les valeurs mobilières... sauf l'Ontario!


http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20070904/LAINFORMER/70904159/5891/LAINFORMER01

Lyle
09-12-2007, 03:04 PM
Mise à jour: 11/09/2007 09:10
Québec
Le nombre de mises en chantier en août n'a crû que de 1%

Presse Canadienne
Après avoir affiché des hausses de cinq à 33 pour cent au cours de la période d'avril à juillet, le nombre de mises en chantier au Québec n'a progressé que de 1 pour cent en août.

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) n'a recensé que 3153 nouveaux logements dans les centres urbains (10 000 habitants et plus) au mois d'août, soit à peine plus que les 3110 unités commencées en août 2006.

Les mises en chantier de maisons individuelles ont fait du surplace en août, a souligné la SCHL en dévoilant ces données mardi. Seulement 1066 nouvelles unités ont été commencées, soit cinq de plus que durant la même période l'an dernier. Le résultat est à peine meilleur en ce qui a trait aux logements collectifs, puisque 2087 unités ont été mises en chantier, soit 2 pour cent de plus qu'en août 2006.

Toutefois, selon Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL, ce ralentissement de la cadence ne surprend pas et était même attendu, les facteurs économiques et démographiques actuels ne pouvant soutenir une forte croissance des mises en chantier à long terme.

Lyle
09-12-2007, 03:09 PM
Grande région de Montréal
La revente immobilière a crû de 12%

Presse canadienne

Le marché immobilier de la revente dans la grande région de Montréal a poursuivi sa lancée pour un huitième mois consécutif en août avec une croissance d'une année à l'autre de 12 pour cent du nombre de transactions résidentielles.

Selon les données publiées par la Chambre immobilière du Grand Montréal issues de son système MLS, au total, 3752 transactions ont été enregistrées en août, ce qui porte à 40 465 le nombre de ventes de propriétés conclues depuis le début de l'année, représentant une croissance de 14 pour cent.

Le marché de la revente de copropriétés a encore une fois donné le ton avec 842 transactions enregistrées sur le système MLS, soit 23 pour cent de plus qu'en août 2006. Le prix moyen des copropriétés a progressé de 3 pour cent en août 2007, par rapport à la même période l'année dernière.

La revente de maisons unifamiliales a quant à elle enregistré une croissance de 8 pour cent, avec 2367 transactions compilées, comparativement à 2182 en août 2006. Le prix de vente moyen a atteint 230 000 $, en hausse aussi de 9 pour cent, comparativement à 212 000 $ au cours du même mois l'année dernière.

Un autre signe que le marché de la revente demeure vigoureux, selon la CIGM, est que le nombre de propriétés à vendre a connu une baisse de 2 pour cent.

En août dernier, le volume des ventes enregistrées par le système MLS de la CIGM a atteint près de 900 millions $, soit 18 pour cent de plus que pour la même période l'année dernière.

Le territoire couvert par la CIGM comprend les régions de Montréal, de Laval, de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière.

Acajack
09-12-2007, 03:41 PM
Il y a dans les villes qui sont à la fois la capitale et la métropole d’un pays (Londres, Paris, mais aussi les plus petites comme Stockholm, Copenhague, Dublin, Vienne, etc.) une énergie qui me plaît beaucoup.

Par contre, et en dépit de la volonté très manifeste de la part de certaines personnes, je ne pense qu’un rôle de « métropole unique » soit envisageable pour Toronto au Canada. Premièrement, le Canada est beaucoup trop grand géographiquement pour que ce soit possible. Le Canada est aussi trop diversifié ethnoculturellement (dualité anglo-franco) pour que Toronto joue un jour le rôle de métropole pour le quart de la population du pays qui est francophone, d’autant plus que Montréal, sans vraiment talonner Toronto sur les plans démographique et économique, est tout de même de taille assez comparable et joue très bien son rôle de métropole pour le Canada francophone au complet sur pas mal tous les plans (économique, médiatique, culturel, institutionnel, éducatif, etc.).

Il y aussi l’émergence fulgurante de Calgary dans l’ouest, une ville qui pourrait éventuellement concurrencer Vancouver (qu’elle dépasse déjà pour le nombre de sièges sociaux, si je ne me trompe) par la simple force de l’argent. Si elles ne sont pas de la trempe de Toronto en termes de grosseur, Vancouver et Calgary ont certes un gros avantage géographique pour exercer leur influence sur tout l’Ouest canadien et c’est exactement ce qu’elles font.

Enfin, l’autre gros problème de Toronto « ville-phare du Canada coast-to-coast » est apparent pour quiconque y a déjà passé un certain temps. C’est que la ville tourne le dos au reste du pays et son regard est uniquement fixé ailleurs, vers le Sud (les États-Unis), ou encore vers les pays d’origine des nombreux immigrants. Si le second cas est tout à fait normal et conforme à ce qu’on observe dans toutes les grandes villes du monde où il y a beaucoup de gens venus d’ailleurs, pour le second cas, on cherchera longtemps avant de trouver une métropole aussi complètement désintéressée de son propre pays (hinterland).

OK, c’est vrai que dans la plupart des pays il y a un schisme entre métropole et régions (la fameuse dichotomie Paris/province en France en est un exemple classique), mais dans la plupart des cas les gens de la grande ville ne sont pas complètement ignorants du reste du pays.

Au Québec, il y a un fossé entre Montréal et les régions, mais la mort de la mairesse Andrée Boucher a fait la une de tous les journaux de la métropole et tout le monde était au courant. En revanche, peu de Torontois ne pourraient nommer le maire d’Ottawa, aussi flamboyant fût-ce-t-il. Il en va de même pour Jeff Fillion. Un Jeff Fillion sévissant dans une ville ailleurs au Canada ne saurait devenir un personnage tristement célèbre à la grandeur du Canada (y compris à Toronto) comme ce fut le cas pour l’animateur de CHOI-FM partout au Québec, y compris à Montréal. Mais un Jeff Fillion américain serait sans aucun doute un « household name » à Toronto, n’en doutez pas!

Les très modestes succès récents de la culture canadienne-anglaise (les émissions de télé Corner Gas, Trailer Park Boys, This Hour Has 22 Minutes, le film Men With Brooms portant sur le curling) passent complètement inaperçus à Toronto et y suscitent l’indifférence générale même au sein de la population canadienne-anglaise de souche de la ville.

Et le reste du Canada rend bien la monnaie de sa pièce à Toronto. Contrairement à ce qui se passe au Québec, on ne voit pas des autobus nolisés de matantes de North Bay descendre à Toronto pour assister aux enregistrements de l’équivalent canadien-anglais de « Des Kiwis et des Hommes » ou de « Bons Baisers de France ». Ooooh non. Quand les Anglo-Canadiens font ce genre de truc, c’est à New York qu’on les voit devant les vitrines du Today Show ou dans les gradins de David Letterman ou Live with Regis and Kelly.

Ce ne sont que des exemples du milieu culturel, mais ça vaut aussi pour tous les autres domaines : le sport professionnel, les affaires, etc.

habsfan
09-12-2007, 03:58 PM
Par contre, et en dépit de la volonté très manifeste de la part de certaines personnes, je ne pense qu’un rôle de « métropole unique » soit envisageable pour Toronto au Canada.

Je ne suis pas entièrement en accord avec toi. Juste a regarder toronto aller depuis 1976, je crois qu'elle deviendra de plus en plus importante. Calgary vit des moments de croissance incroyable, mais dans 20 ans, Calgary ne sera plus ce qu'elle est aujourd'hui(il n'y aura plus de pétrole) Toronto est déjà le centre financier, économique, culturel et tout ce que tu voudras du Canada. Sans parler du fait que bon an, mauvais an, Toronto Recoit plus de 100,000 personne par année. C'est hallucinant, c'est un million de personne à chaques 10 ans. Ce qui lui assure de toujours grossir.

Vancouver et Calgary resteront des centre regionaux, comme Montréal(si le Québec ne se sépare jamais)!

Acajack
09-12-2007, 04:25 PM
Toronto va certes continuer de croître démographiquement, mais d’après moi cette ville n’atteindra jamais le statut de Paris en France ou de Londres en GB, ni même de Stockholm en Suède. Il ne faut pas sous-estimer la puissance des médias dans la psychologie collective d’un pays. Médiatiquement parlant, le Canada anglais (et Toronto, sa métropole) est assez faible. Une bonne partie du rôle que joue normalement une métropole nationale comme Toronto dans l’imaginaire collectif est occupée au Canada anglais par New York et Los Angeles et non pas Toronto. En dépit de l’influence planétaire américaine, Toronto est assez unique dans le sens qu’elle a les jambes coupées sur son propre territoire par NY et LA.

Même dans les secteurs culturels où Toronto se vante (The Third Largest English-language theatre district in the world!), en fait tout ce qu’ils offrent c’est du réchauffé américain ou, plus rarement, londonien. C’est certes bien fait, mais il n’y a pas de Luc Plamondon torontois qui pond des trucs canadiens originaux. Est-ce que le fait que Donny Osmond est parti de Salt Lake City pour jouer en patins à roulettes dans Joseph and the Amazing Technicolor Dreamcoat sur la rue Front à Toronto est vraiment un signe que la culture locale à Toronto est incroyablement riche et dynamique?

Petit à côté pour Habsfan : vous semblez croire que Montréal bénéficierait économiquement de l’indépendance du Québec. Ce n’est pas un point de vue qu’on entend souvent. Si vous ne le connaissez pas déjà, je vous recommanderais le livre Quebec and the Question of Separatism, de Jane Jacobs, une gourou de l’urbanisme américaine mais qui a longtemps vécu à Toronto. Son livre date de c. 1980, mais elle a très bien prédit ce qui s’est passé avec Toronto et Montréal ces dernières années. Robin Philpot y fait d’ailleurs souvent allusion dans ses écrits.

habsfan
09-12-2007, 04:57 PM
Il ne faut pas sous-estimer la puissance des médias dans la psychologie collective d’un pays. Médiatiquement parlant, le Canada anglais (et Toronto, sa métropole) est assez faible.

Encore une fois, je ne suis pas entièrement d'Accord avec tes propos. Justement, les Candiens anglais trouvent que les médias sont trop concentrés à Toronto. À Montréal, ont s'en rend pas trop compte, pcq Montréal est le centre des médias francophone, donc ça aide, mais crois moi quand je dis que BEAUCOUP de Canadiens anglais trouvent que Toronto a le monopole des médias anglais canadiens.

Quand tu regardes les nouvelles du soir à CTV, CBC ou Global, ils sont tous à Toronto.

Petit à côté pour Habsfan : vous semblez croire que Montréal bénéficierait économiquement de l’indépendance du Québec.

Pas besoin de me vous-voyer, je ne su8is pas assez vieux!;) :cheers: :D Mais pour répondre a ta question, oui je crois qu'à la longue se serait bénéfique pour Montréal. C'est sûr que les 5 à 10 permières années après la séparation, les choses seraient assez dificiles, je suis très conscient de cela, mais dans 15-20 ans, ce serait à l'avantage de Montréal d'être LE centre économique d'un pays, au lieu d'être le second violon à une ville qui essait de tout lui voler(la Bourse, le GP de Formule 1, les festivals...etc.)

Si vous ne le connaissez pas déjà, je vous recommanderais le livre Quebec and the Question of Separatism, de Jane Jacobs,

OUI je le sais, ça fait 2 ans que j'essaie de trouver ce livre, mais il est très difficile à trouver. Je suis allé sur Amazon.ca ainsi que Amazon.com et ils ne l'ont plus. Peut tu me recommander un endroit ou je pourrais trouver ce livre? J'ai déjà lu The Death and life of Great American Cities de Mme Jacobs, et j'ai vraiment aimé.

MTLskyline
09-12-2007, 05:25 PM
Une bonne place à checker pour des livres c'est Alibris.com

http://www.alibris.com/search/detail.cfm?chunk=25&mtype=&wtit=Quebec%20and%20the%20Question%20of%20Separatism&qwork=5502759&S=R&bid=9114822512&pbest=24%2E00&pqtynew=0&page=1&matches=1&qsort=r

$26.34 CAD

habsfan
09-12-2007, 05:36 PM
merci!

MaThQc
09-13-2007, 03:45 PM
Gilbert Leduc

Le Soleil

Québec

Le géant pharmaceutique anglais GlaxoSmithKline (GSK) annoncera, aujourd’hui, un investissement de plusieurs millions de dollars dans le Parc technologique du Québec métropolitain afin d’accroître sa capacité de production de vaccins. Gardé top secret, le montant du nouvel investissement pourrait se chiffrer à plus de 100 millions $.


Ce montant viendrait s’ajouter aux 70 millions $ que la multinationale aurait dépensés au cours des deux dernières années pour améliorer ses installations à Québec.

Depuis déjà quelques mois, Le Soleil tente en vain de se faire confirmer ces montants. Les porte-parole de la multinationale n’ont jamais voulu corroborer nos informations. Hier encore, ils insistaient pour dire que le journal obtiendrait les réponses à toutes ses questions à la conférence de presse.

Chose certaine, GSK fera les choses en grande pompe, ce matin, sur le coup de 10 h. Deux ministres fédéraux — Jim Prentice (Industrie) et Tony Clement (Santé) — et deux ministres du gouvernement du Québec — Philippe Couillard (Santé et Services sociaux) et Raymond Bachand (Développement économique, Innovation et Exportation) —, sans compter le premier vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Ralph Mercier, seront les invités de Paul Lucas, président et chef de la direction de GSK Canada, et de Michel Baijot, vice-président de GSK Biologicals.

Depuis l’acquisition, en décembre 2005, d’ID Biomedical, GlaxoSmithKline — l’un des trois grands joueurs mondiaux dans le secteur des médicaments avec Pfizer et Johnson&Johnson — n’a cessé de prendre de l’expansion dans le Parc technologique du Québec métropolitain, où il a récemment fait l’acquisition de près d’un demi-million de pieds carrés de terrain.

MaThQc
09-13-2007, 03:47 PM
Gilbert Leduc

Le Soleil

Québec

Le géant pharmaceutique anglais GlaxoSmithKline (GSK) annoncera, aujourd’hui, un investissement de plusieurs millions de dollars dans le Parc technologique du Québec métropolitain afin d’accroître sa capacité de production de vaccins. Gardé top secret, le montant du nouvel investissement pourrait se chiffrer à plus de 100 millions $.


Ce montant viendrait s’ajouter aux 70 millions $ que la multinationale aurait dépensés au cours des deux dernières années pour améliorer ses installations à Québec.

Depuis déjà quelques mois, Le Soleil tente en vain de se faire confirmer ces montants. Les porte-parole de la multinationale n’ont jamais voulu corroborer nos informations. Hier encore, ils insistaient pour dire que le journal obtiendrait les réponses à toutes ses questions à la conférence de presse.

Chose certaine, GSK fera les choses en grande pompe, ce matin, sur le coup de 10 h. Deux ministres fédéraux — Jim Prentice (Industrie) et Tony Clement (Santé) — et deux ministres du gouvernement du Québec — Philippe Couillard (Santé et Services sociaux) et Raymond Bachand (Développement économique, Innovation et Exportation) —, sans compter le premier vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Ralph Mercier, seront les invités de Paul Lucas, président et chef de la direction de GSK Canada, et de Michel Baijot, vice-président de GSK Biologicals.

Depuis l’acquisition, en décembre 2005, d’ID Biomedical, GlaxoSmithKline — l’un des trois grands joueurs mondiaux dans le secteur des médicaments avec Pfizer et Johnson&Johnson — n’a cessé de prendre de l’expansion dans le Parc technologique du Québec métropolitain, où il a récemment fait l’acquisition de près d’un demi-million de pieds carrés de terrain.

Matrix19
09-16-2007, 01:27 AM
Croissance économique
La ville de Québec en tête dans la province

Les bonnes nouvelles économiques s'accumulent pour la région de Québec. La Vieille Capitale a décroché le titre de ville où la croissance économique est la plus forte dans la province, devançant même Montréal.

Québec arrive au neuvième rang du classement des villes canadiennes selon la croissance économique établi par le Conference Board. La Vieille Capitale s’est taillé cette place grâce à une croissance économique de 2,6%. La ville canadienne qui a eu la plus forte croissance économique est Saskatoon, avec 4,7%.

La place enviable de Québec dans ce classement s’explique notamment par une économie de plus en plus diversifiée. Selon Joëlle Noreau, économiste principale chez Desjardins, «au cours des dernières années, on a essayé de faire en sorte que l'étiquette ou l'image de fonction publique ne soit pas la seule que l'on retienne de la région de Québec».

si je me trompe pas ca doit faire 4-5 ans que Québec est dans le top pour la croissance économique

Rico Rommheim
09-16-2007, 01:32 AM
Montréal c'est assez fait shafté. Il faut que ça arrête!

Et Montreal ne s'est jamais fait shafter par Quebec? Voyons donc, la seul maniere que Montreal pourra un jour se lever sur ses deux pieds c'est de devenir notre propre crisse de Province!

ToxiK
09-16-2007, 07:42 AM
Au dernières nouvelles, le Québec faisait encore parti du Canada. J'ai écris que ce serait bénéfique pour l'ensemble du Canada.

Peut-être mais ce n'est pas toujours (même pas souvent) bénéfique également partout au Canada. J'admet que l'on ne pas plaire à tout le monde mais déshabiller Montréal pour mieux habiller Toronto est peut-être théoriquement bénéfique nationalement mais est très réellement néfaste localement. Pendant que le Canada donne du BS au Québec (péréquation, transferts) et le mentionne très fort pour que tous les canadiens sachent que le Québec est pauvre, paresseux, incompétent, etc., il donne les investissements à l'Ontario (surtout Toronto) mais ne s'en vante pas autant. Quand l'Ouest se plaint du Canada central, on accuse davantage le Québec de siphonner l'argent des autres provinces pour payer pour son incompétence que l'Ontario pour s'accaparer les pouvoirs, les richesses et l'attention. Même si l'Ontario profite le plus de ce débalancement, le Québec prend le plus gros du blâme. Ce doit juste être plus amusant de frapper sur le Québec.

malek
09-16-2007, 07:56 AM
bien dit Toxik, quand certaines provinces recoivent 20 fois et plus par habitant en dépenses fédérales que le Québec, personne ne dit rien.

Parceque ils dépensent sur "nous", on est pas comme "eux", les autre bénéficiaires sont pas considérés comme des "eux" mais comme les leurs, la pilule est bien avalée.

steve81
09-16-2007, 11:26 PM
Vous dérapez complètement du sujet. Il n'était pas question de transfert d'argent aux provinces.

Québec devrait accepter de transférer ce champ de compétence (valeurs mobilières) au fédéral en échange d'un meilleur encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, ce qui aiderait à corriger les problèmes que vous décrivez.

malek
09-17-2007, 02:14 AM
steve: non.

ErickMontreal
09-23-2007, 01:40 AM
La Caisse construira sur Bay Street

14 septembre 2007 - 06h22

La Presse

Martin Vallières

C'est au centre-ville de Toronto, sur Bay Street même, que la Caisse de dépôt et placement du Québec prépare l'un de ses plus gros projets immobiliers des dernières années, par l'entremise de sa filiale SITQ.

Il s'agit d'une tour de bureaux qui s'élèverait sur 45 ou 50 étages, avec un peu plus d'un million de pieds carrés en location, a appris La Presse Affaires.

La SITQ est déjà très présente au centre-ville de Montréal. Elle détient aussi des investissements significatifs à Vancouver et à Calgary, notamment.

Mais à Toronto, l'immeuble projeté au «45, Bay Street» constituerait de loin le plus gros investissement de la SITQ dans la capitale financière du Canada.

Elle n'y possède encore que de petits immeubles de bureaux, au centre-ville et en banlieue.

«Nous avons acheté ce lot au 45, Bay Street dans le but d'y construire un immeuble de bureaux qui sera notre point d'entrée fort sur le marché du centre-ville de Toronto», a confirmé Amélie Plante, porte-parole de SITQ à son siège social de Montréal.

Elle a refusé de divulguer le coût de ce terrain de 100 180 pieds carrés, dont l'achat remonte en mai dernier.

Mais de l'avis de courtiers torontois en immobilier commercial, cet emplacement «a dû coûter pas mal cher» parce qu'il s'agit du dernier encore libre pour construction dans la rue Bay, où s'alignent les adresses les plus prestigieuses du quartier financier de Toronto.

De plus, le lot est situé à deux pas de la gare Union, important carrefour de transports en commun, et un voisin immédiat des deux principales artères routières du centre-ville.

Aussi, le «45, Bay Street» est situé en face du Centre Air Canada, l'amphithéâtre des Maple Leafs de la LNH et des Raptors de la NBA, ainsi qu'un important lieu de divertissement des professionnels fortunés du quartier financier.

Quant au coût de l'immeuble projeté et son échéancier de construction, on indique à la SITQ qu'il faudrait encore «quelques mois» avant de préciser ces informations.

À partir des coûts des autres tours de bureaux en chantier au centre-ville de Toronto, on peut estimer le coût total d'un immeuble d'une quarantaine d'étages et d'un million de pieds carrés à quelque 200 millions de dollars.

D'ailleurs, comme elle le fait ailleurs qu'à Montréal, la SITQ souhaite s'associer des partenaires torontois pour la gestion du futur immeuble. Mais elle prévoit en demeurer seule propriétaire, à moins d'offre intéressante.

Beaucoup de pieds carrés

Quant à la conjoncture de marché, des courtiers torontois estiment que la SITQ devra bien analyser l'échéancier de commercialisation et de construction de son projet.

Car il surviendrait à la suite de trois gros immeubles de bureaux déjà en chantier au centre-ville, qui ajouteront environ 3,5 millions de pieds carrés en location d'ici deux ans.

Pour le moment, le taux d'inoccupation des immeubles de première catégorie -un indice-clé pour les promoteurs- s'établit autour de 5,5% dans le quartier financier de Toronto.

«Après des années sans construction majeure, et la hausse de la demande de locaux, c'est un marché favorable aux promoteurs immobiliers et aux locateurs d'immeubles existants», selon Raymond Wong, analyste de marché chez CB Richard Ellis, important courtier torontois en locaux de bureaux.

Mais avec les trois gros immeubles déjà en chantier, M. Wong s'attend à ce que ce taux d'inoccupation remonte autour de 12% au moment de leur livraison simultanée, à la fin de 2009.

«Malgré tout, ça devrait encore être un marché intéressant pour les promoteurs, pour autant que l'économie ne ralentisse pas trop d'ici là», selon M. Wong.

Chez la SITQ, la porte-parole, Amélie Plante, a indiqué que «les perspectives de marché au centre-ville de Toronto font évidemment partie de l'analyse détaillée du projet».

AlainS
09-23-2007, 06:21 PM
Laval : Plein emploi, la tendance se maintient
par Stéphane St-Amour, Courrier Laval

Décidément, les Lavallois n’auront jamais été aussi nombreux à travailler. Le dernier relevé des indicateurs du marché du travail produit mensuellement par Statistique Canada établit pour le mois d’août le taux de chômage à 4,2 % à Laval. Cette performance vient consolider les excellents résultats recueillis au cours des trois mois précédents, lesquels laissaient croire au plein emploi dans la région, considérant un taux de chômage structurel avoisinant les 4 %.

En comparaison, le taux de chômage sur l’île de Montréal (8,4 %) est exactement deux fois supérieur à celui qui prévalait dans l’Île Jésus le mois dernier. Dans l’ensemble du Québec, ce taux se situe à 6,5 %.

Depuis mai, Laval trône au sommet des régions économiques de la province en maintenant un taux de chômage sous la barre de 4,5 %.

Il y a quatre mois, Laval enregistrait son plus faible taux de chômage pour un mois de mai. De 4,4 % en mai, le taux a chuté à 3,9 % en juin avant de se rétablir à 4,3 % en juillet, puis à 4,2 % le mois dernier.

La situation actuelle est pour le moins surprenante, puisque les analyses prospectives ne prévoyaient qu’en 2011 l'atteinte, à Laval, du seuil annuel du taux de chômage… de 6 %!

Rico Rommheim
09-23-2007, 06:25 PM
La Caisse construira sur Bay Street

14 septembre 2007 - 06h22

La Presse

Martin Vallières

C'est au centre-ville de Toronto, sur Bay Street même, que la Caisse de dépôt et placement du Québec prépare l'un de ses plus gros projets immobiliers des dernières années, par l'entremise de sa filiale SITQ.

Il s'agit d'une tour de bureaux qui s'élèverait sur 45 ou 50 étages, avec un peu plus d'un million de pieds carrés en location, a appris La Presse Affaires.


Bande de chanceux! :hell:

ErickMontreal
09-23-2007, 07:09 PM
Bande de chanceux! :hell:

Ouais c`est clair mais au moins les profits reviendront au Quebec. Voila pourquoi j`ai posté cette nouvelle ici... il faut essayer voir le positif la dedans.

malek
09-23-2007, 08:56 PM
qu'on le veuille ou non, le Québec est un marché de 7.5M de personnes. C'est pour ça que je suis très content quand la Caisse investit un peu partout dans le monde (Paris, Londres, Pologne, Toronto, etc.) pour rapporter les bénéfices ici (et un gros 14.6% l'an passé).

http://www.lacaisse.com/Images/ra07_performanceFin_FR.jpg

http://www.lacaisse.com/Images/ra07_actifTotalGestion_FR.jpg

Laurent
09-26-2007, 03:36 AM
Feu Vert au Port Méthanier

Je viens d'entendre sur Radio-Canada que le gouvernement du Québec s'apprête à donner le feu vert au projet de port méthanier à Rabaska! J'me rappelle pas c'est quoi la grosseur de ce projet en dollars (un demi-milliards??), mais c'est gros en titi.

Fait cocasse: sur ma rue (oui, ma 'tite rue insignifiante??), la rue De La Roche, samedi ou dimanche passée, il ya avait une suuuuper longue parade/manifestation de joueurs de tam-tam / clowns déguisés / porteurs de pancartes / etc. qui scandaient "Non au port méthanier!" Leur parade défilait pendant au moins 20 minutes. Bizarre que ce soit sur une 'tite rue résidentielle comme la mienne. Peut-être que c'est parce qu'ils voulaient se rammasser au Parc Laurier? . . . afin d'y faire le party et laisser leurs butch de joint, leur bouteilles d'eau, et leurs pancartes à terre dans la parc, sûrement ;) Je blague je blague, les manifestants environnementalistes ne laissent jamais leurs pancartes par terre après les manifestations

malek
09-26-2007, 05:03 AM
C'était le samedi, j'en ai vu quelques uns éparpillés sur la rue mont-royal et qui bitchaient entre eux sur les "hummer" calisse là là là:haha: :haha: au fond ils sont juste jaloux:haha: :haha:

ps: 840 millions.

Mille Sabords
09-26-2007, 01:55 PM
Vous dérapez complètement du sujet. Il n'était pas question de transfert d'argent aux provinces.

Québec devrait accepter de transférer ce champ de compétence (valeurs mobilières) au fédéral en échange d'un meilleur encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, ce qui aiderait à corriger les problèmes que vous décrivez.

"Encadrement du pouvoir fédéral de dépenser."

Mais pour qui elles se prennent, ces provinces? Vous voulez qu'on vous encadre un oeil ou deux?

habsfan
09-26-2007, 02:20 PM
C'est au centre-ville de Toronto, sur Bay Street même, que la Caisse de dépôt et placement du Québec prépare l'un de ses plus gros projets immobiliers des dernières années, par l'entremise de sa filiale SITQ.

Il s'agit d'une tour de bureaux qui s'élèverait sur 45 ou 50 étages, avec un peu plus d'un million de pieds carrés en location, a appris La Presse Affaires.

Maudit que ça fais chier. 45-50 étages à Toront et rien ici, à part une petite tour proposée avec Hines de 20 étages.o

d_jeffrey
09-26-2007, 03:17 PM
"Encadrement du pouvoir fédéral de dépenser."

Mais pour qui elles se prennent, ces provinces? Vous voulez qu'on vous encadre un oeil ou deux?


Ça serait une des meilleures choses qui pourrait arriver à la constitution. Vous trouvez ça normal vous qui est 3 palliers de gouvernements impliqués pour construire UNE route? Déjà que ça engendre les chicanes et ça enlève les responsabilités, ça fait 3 fois plus de travail pour le même résultat.

Mille Sabords
09-26-2007, 03:26 PM
Ça serait une des meilleures choses qui pourrait arriver à la constitution. Vous trouvez ça normal vous qui est 3 palliers de gouvernements impliqués pour construire UNE route? Déjà que ça engendre les chicanes et ça enlève les responsabilités, ça fait 3 fois plus de travail pour le même résultat.

Merci Jeffrey. Je voulais "réveiller" un peu mes amis québécois, mais c'est vrai qu'on piétine avec ce posturing d'un côté et de l'autre. Qu'on me parle de "distribuer" une fois pour toutes le pouvoir de dépenser, OK - ce serait le temps. Pour un petit pays d'à peine 32 millions, on perd trop de temps à se chicaner pour des niaiseries. Mais qu'en plus les provinces se prennent pour des petits empires qui vont dire au fédéral comment dépenser et ne pas dépenser, alors là, on en a pour longtemps avant de reprendre une place cohérente dans le monde.

ErickMontreal
10-04-2007, 03:01 AM
Ciment Saint-Laurent ferme son siège social

3 octobre 2007 - 15h34

Ciment Saint-Laurent (ST.A) ferme son siège social de Ville Mont-Royal à la suite de son acquisition par la suisse Holcim, une décision qui implique la suppression de 80 postes.

La compagnie annonce le transfert de ses actifs du nord-est américain à Holcim et et la réorganisation de ses services administratifs et de technologies de l'information à compter de janvier 2008.

Ses activités administratives et son équipe de direction seront regroupées au siège régional ontarien, à Concord.

«Le transfert de nos services administratifs corporatifs au bureau de Concord nous permettra d'accroître considérablement l'efficacité de nos activités internes, tout en demeurant très présents au Québec», explique le PDG Philippe Arto.

Certains des employés affectés par la fermeture du siège social auront la possibilité de travailler à Concord, indique Ciment Saint-Laurent.

Le cimentier Groupe Holcim, qui a récemment acquis les actions qu'il ne possédait pas déjà dans l'entreprise montréalaise, détient des participations tantôt majoritaires, tantôt minoritaires dans des sociétés de matériaux de construction dans plus de 70 pays.

habsfan
10-04-2007, 03:35 AM
«Le transfert de nos services administratifs corporatifs au bureau de Concord nous permettra d'accroître considérablement l'efficacité de nos activités internes, tout en demeurant très présents au Québec», explique le PDG Philippe Arto.

ostie de Bull Shit!

ErickMontreal
10-05-2007, 06:22 AM
Voici un petit documentaire de RDI à propos du succès de la Bourse de Montreal dans les produits dérivés et des magouilles du "TSX" pour vider Montreal de sa bourse et de son expertise.

Vraiment digne de Toronto comme tactiques...

http://www.radio-canada.ca/Medianet/2007/RDI2/Telejournal200710042100_7.asx

habsfan
10-05-2007, 02:34 PM
Très bon reportage. Espérons que beaucoup de Québecois ont pu le voir.

Je suis content de voir que M Bertrand ainsi que Monique Jerome Forget semblent être contre toute idée de fusion.

ErickMontreal
10-05-2007, 07:57 PM
Bourse du carbone
Un pas de plus pour Montréal

Mise à jour le vendredi 5 octobre 2007, 14 h 08 .


La Bourse de Montréal entreprend une étape clé pour l'établissement d'un marché du carbone dans la métropole québécoise.

Dans un communiqué publié vendredi, la Bourse annonce avoir demandé à l'Autorité des marchés financiers une approbation réglementaire pour négocier des produits environnementaux du nouveau Marché climatique de Montréal (MCeX) sur sa plateforme électronique.

MCeX est une coentreprise de la Bourse de Montréal et de la Chicago Climate Exchange (CCX), créée en décembre 2005.

En vertu de ce processus réglementaire, le public pourra présenter ses commentaires sur le plan de mise en place du MCeX, annoncé le 25 juillet dernier.

Le marché du carbone fonctionne comme tout autre marché, sauf qu'au lieu d'y échanger des actions, on y négocie des droits ou des crédits d'émissions de gaz carbonique. Les entreprises doivent respecter des quotas d'émissions; celles qui ne le peuvent pas achètent des droits d'émissions, tandis que celles ayant dépassé leur objectif obtiennent des crédits.

La bourse du carbone fait partie de ce qu'on appelle les produits dérivés. La Bourse de Montréal détient l'exclusivité sur ce type de produit jusqu'en 2009. La Bourse de Toronto, qui a l'exclusivité du marché des actions, a des visées sur les produits dérivés, lorsque l'entente de non-concurrence prendra fin.

Quelque 700 entreprises devraient participer à ce marché du carbone. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a également soulevé l'idée d'un marché du carbone qui s'étendrait à tout le Nord-Est américain. Les États de la Nouvelle-Angleterre ont déjà fait quelques pas en ce sens.

gilpel
10-05-2007, 07:57 PM
Le vendredi 05 octobre 2007


Les assurances frappées de plein fouet par le manque de main-d'oeuvre

http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/misc?url=/misc/zoom.pbs&Site=CP&Date=20071005&Category=CPSOLEIL&ArtNo=71005134&Ref=AR&Profile=5019&show=CPSOLEIL&sectioncat=CPSOLEIL&cr=Le%20Soleil,%20Laetitia%20Deconinck&relart=%2Fapps%2Fpbcs.dll%2Farticle%3FAID%3D%2F20071005%2FCPSOLEIL%2F71005134%2F5019%2FCPSOLEIL

http://images.cyberpresse.ca/apps/pbcsi.dll/bilde?Site=CP&Date=20071005&Category=CPSOLEIL&ArtNo=71005134&Ref=AR&Profile=5019&MaxW=700


Yvon Charest, de l'Industrielle Alliance, le ministre Philippe Couillard et Jude Martineau, de Desjardins Groupe d'assurances générales
Le Soleil, Laetitia Deconinck




Jocelyne Richer

La Presse Canadienne

Québec

La pénurie de main-d'oeuvre frappe de plein fouet le secteur des assurances, qui en est rendu à devoir prendre les grands moyens pour trouver du personnel.


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Ainsi, les 11 compagnies d'assurances ayant leur siège social à Québec ont décidé d'unir leurs forces pour créer le Centre de développement en assurances et services financiers.

Ce nouvel organisme aura essentiellement pour mission d'intéresser les jeunes au secteur des assurances et les inciter à y faire carrière.

La pénurie est telle que désormais, a fait valoir le président de l'Industrielle Alliance, Yvon Charest, ce sont les étudiants qui ont le gros bout du bâton et qui peuvent poser leurs exigences.

«Faut pas se le cacher, dans les 15 prochaines années, au Québec, ce ne sera pas un marché d'employeurs, ça va être un marché d'étudiants», a-t-il fait valoir, vendredi en conférence de presse, en marge de l'annonce de la création du centre.

Faute de relève sur place, les compagnies d'assurances doivent même se résoudre à recruter à l'extérieur du Québec, aux «États-Unis ou en Europe», a renchéri le président de Desjardins Groupe d'assurances générales, Jude Martineau, déplorant que «c'est de plus en plus difficile» de trouver des candidats pour les postes à combler.

Pour illustrer à quel point les étudiants sont sollicités, Yvon Charest a rappelé que récemment «trois employeurs ont offert des 5 à 7 durant la même semaine à des étudiants en actuariat, pour essayer de les attirer chez eux».

Déjà en pleine croissance

Déjà un des principaux employeurs de la grande région de Québec, l'assurance est une industrie en pleine croissance, qui prévoit devoir combler 3000 postes d'ici cinq ans.

Les dirigeants de ces compagnies rappellent que les emplois disponibles seront en bonne partie des postes de professionnels informaticiens, comptables, actuaires, juristes, experts en services financiers bien rémunérés.

Le nouveau centre, un organisme sans but lucratif, aura également comme mission de redorer l'image du secteur des assurances et de promouvoir le bilinguisme chez les étudiants intéressés à y faire carrière.

Consciente des lacunes des étudiants en anglais, l'Université Laval offre désormais un cours en gestion du risque et d'assurances uniquement en anglais, une initiative saluée par M. Charest.

Les compagnies participantes à la création de ce centre sont les suivantes: Desjardins Groupe d'assurances générales, Desjardins Sécurité financière, Groupe Promutuel, Industrielle Alliance Assurance et services financiers, Industrielle Alliance, Assurance auto et habitation, La Capitale, Groupe financier, secteur assurances de personnes, La Capitale, Groupe financier secteur assurances de dommages, L'Entraide Assurance, L'Union Canadienne, Compagnie d'assurances, SSQ, société d'assurance-vie, SSQ Société d'assurances générales.

Le secteur fournit déjà un emploi à 8300 personnes dans la région de la capitale.

graupner
10-05-2007, 11:04 PM
Les actuaires sont TRÈS en demande. Oeuvrant dans le secteur, je peux confirmer que c'est un marché sur lequel tu as le gros bout du bâton. :cool:

ErickMontreal
10-06-2007, 09:24 PM
Toronto: au-delà des grues, l'emploi stagne

6 octobre 2007 - 09h09

La Presse

Martin Vallières

L'Ontario est-il en train de céder son rôle habituel de moteur de la croissance économique au Canada?

La question se pose et quelques indicateurs économiques vont dans ce sens. La semaine prochaine, les Ontariens éliront un nouveau gouvernement qui aura tout un défi.

Le premier ministre sortant, le libéral Dalton McGuinty, est en avance dans les

sondages. Voici donc un portrait économique de notre voisin et principal

Lorsqu'on approche du centre-ville par l'autoroute surélevée Gardiner, l'essor immobilier de Toronto a de quoi impressionner.

Une enfilade d'édifices qui s'étire sur des kilomètres, de la rive du lac Ontario et la tour CN jusqu'en banlieue. Et ça construit encore!

Après le boom des tours à condos, qui a amené des milliers de résidants «yuppies» au centre-ville, c'est au tour des gros chantiers d'immeubles commerciaux. Il y en a pour près de deux milliards de dollars, au dernier compte.

Trois tours à bureaux de 40 à 50 étages s'ajouteront au paysage torontois d'ici deux ans. Et peut-être quatre, si la filiale immobilière SITQ de la Caisse de dépôt et placement du Québec lance son projet du «45 Bay Street», tel que révélé récemment par La Presse Affaires.

En hôtellerie, quatre immeubles de grand luxe d'une quarantaine d'étages chacun sont en chantier. Les enseignes attendues: Ritz-Carlton, Shangri-La et Trump International dans le quartier financier, ainsi que Four Seasons, qui remplacera son hôtel actuel du chic quartier Yorkville.

Même le Festival international du film a mis en chantier son quartier général de 150 millions.

Dans ce contexte, si on se fie au dicton, puisque la construction va, tout le reste devrait suivre, non?

Pas vraiment.

En fait, le malaise grandit dans des quartiers de la région de Toronto, ceux qui ont créé la première banlieue torontoise, il y a 40 ans. Ils sont peuplés surtout de familles à revenus modestes ou d'immigration récente, souvent forcées de cumuler les petits emplois mal payés pour joindre les deux bouts.

«Avec le coût élevé du logement, Toronto peut être difficile à vivre pour ces jeunes familles aux moyens limités», explique Martin Donnell, président du conseil du «Toronto Community Foundation».

Le taux de chômage dans le Grand Toronto s'est élevé à 7% depuis un an, alors qu'il se situait à 6,4% pour l'Ontario et qu'il glissait à 6% pour tout le Canada.

Vu autrement, il manque 30 000 emplois dans la métropole canadienne pour que le taux de chômage descende au niveau de la moyenne canadienne, sa place habituelle jusqu'à récemment.

Aussi, pour la première fois depuis des décennies, le taux de chômage du Grand Toronto a rejoint celui de la région de Montréal. L'écart historique se situe plutôt à un ou deux points de pourcentage.

«La croissance du PIB et de l'emploi dans la région de Toronto a glissé bien en-deçà de son potentiel», résument les économistes du Conference Board, dans leur récente analyse des villes canadiennes.

Constat semblable à la Banque Toronto-Dominion. Dans leur récente analyse régionale, les économistes Derek Burleton et Don Drummond constatent qu'en dépit des attentes, l'économie du grand Toronto est «sous-performante» ces dernières années.

Le principal problème: l'atrophie du secteur manufacturier dans la vaste banlieue torontoise, qui a perdu des dizaines de milliers d'emplois depuis trois ans.

Comme ailleurs en Ontario et au Québec, ce secteur est frappé par la remontée rapide du dollar canadien.

Dans la vaste banlieue de Toronto, des dizaines d'usines de pièces automobiles qui prospéraient subissent de plus la plus la concurrence asiatique, de Chine surtout. Une concurrence qui casse les prix.

Une conséquence: le nombre de chômeurs dans le Grand Toronto a crû de 11% depuis un an, comparativement à 1,6% de plus pour l'Ontario, et une baisse de 5% pour le Canada.

En comparaison, la région de Montréal compte 14% de moins de chômeurs qu'il y a un an. Et le Québec, 9,7% de moins.

En fait, la création d'emplois dans la région de Toronto, habituellement bonne, a ralenti au point de ne plus suffire à la croissance soutenue de la population active.

La création d'emplois atteint seulement 1,9% depuis un an, par rapport à 2,3% pour le Canada et 2,7% pour la région de Montréal.

S'agit-il d'un malaise passager ou d'un problème plus durable pour l'économie torontoise? Selon les économistes du Conference Board, le Grand Toronto détient encore de bonnes ressources économiques et humaines pour se sortir de la crise manufacturière. Elle devrait reprendre la première place de la croissance parmi les villes canadiennes d'ici deux ans.

Mais les économistes de la TD, eux, estiment qu'il faudrait une meilleure concertation politique et économique pour corriger les lacunes.

À commencer par les services publics de proximité - transports en commun, infrastructures et services municipaux - qui accumulent les retards d'entretien et de développement en raison de graves problèmes budgétaires.

Autrement, avertissent les économistes de la TD, l'impact de la pauvreté dans certains milieux «pourrait menacer la cohésion sociale de la région».

Gregbx
10-09-2007, 02:11 PM
Il semblerait que la recrudescence de projets qu'on le voit à Montréal et Québec se répercutent dans les statistiques comme le montrent ces chiffres impressionnant. L'immobilier locatif vit ses heures de gloire ici:

"Condo building has been particularly buoyant, as many new buyers are opting for affordable, urban homes.

“The robust results achieved this month can be mostly attributed to increased condominium starts, which reflect strong condo sales over the past 12 to 24 months,” said Bob Dugan, chief economist at the national housing agency.

(...)

The seasonally adjusted annual rate of starts increased in all five regions in Canada. Urban starts rose 3 per cent in the Atlantic region, 46 per cent in Quebec, 23.6 per cent in Ontario, 11.1 per cent in the Prairies, and 15.8 per cent in British Columbia.

All regions saw double-digit increases in urban multiple starts, with Quebec leading the way with a 75.2 per cent increase."

Source: Globe and Mail

bxlmtl
10-11-2007, 07:32 AM
Sa filiale NMF à Montréal va accroître ses installations de 50 pc et engager environ 75 personnes. Un investissement de 18 millions de dollars.


Jean-Luc Flémal

Des dirigeants du groupe Sonaca, emmenés par l'administrateur délégué Christian Jacqmin sont actuellement présents à Montréal pour annoncer, ce jeudi 11 octobre, une bonne nouvelle aux responsables et travailleurs de la filiale canadienne NMF. Selon des informations obtenues à bonnes sources, le groupe va investir environ 18 millions de dollars canadiens pour accroître les activités d'usinage de NMF. Les surfaces occupées devraient notamment s'agrandir de 50 pc et, déboucher, à terme, sur l'engagement de 50 à 75 personnes. "L'investissement se fera en deux phases, la seconde est prévue pour début de l'année prochaine.

Il s'explique par une augmentation des commandes pour les anciens programmes et aussi l'entrée dans de nouveaux programmes", nous a confirmé Pierre Sonveaux, président du conseil d'administration du groupe aéronautique. Il précise que l'investissement sera entièrement assuré par NMF et ce, "sans intervention directe, ni indirecte de la maison-mère.

Cette filiale qui, il y a quelques années était en bien mauvaise situation a réalisé une bonne année 2006 et on s'attend à de meilleurs résultats pour 2007". La précision du président Sonveaux vise à dissiper tout malentendu pour éviter que les travailleurs de Sonaca à Gosselies n'aient pas l'impression qu'on leur impose un régime sur le site carolo pendant qu'on dénoue les cordons de la trésorerie pour les Canadiens. En 2006, NMF a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 35 millions de dollars canadiens et les dirigeants soutiennent qu'elle devrait réaliser des ventes pour un montant supérieur à celui-ci au terme de l'année 2007.

Pour rappel, NMF emploie environ 250 travailleurs et dispose de machines à usiner de grands plans d'ailes horizontaux pour des avions de moyenne taille. Elle fabrique ainsi des pièces pour divers constructeurs: Bombardier, Kawazaki, Embraer et Gulf Stream.

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ErickMontreal
10-12-2007, 06:20 PM
Alain Dubuc expose «les 10 travaux de Montréal»

12 octobre 2007 - 12h59

LaPresseAffaires.com

Voici l'allocution faite par Alain Dubuc, chroniqueur de La Presse, devant les invités de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi midi à l'hôtel Omni centre-ville de Montréal.

Je suis plus que flatté d’avoir été invité à prononcer la conférence qui sera le coup d’envoi de cette nouvelle saison. J’en remercie votre présidente, Mme Isabelle Hudon.

Le thème que j’ai choisi d’aborder, c’est Montréal. Pas seulement parce qu’il s’agit, par définition, d’un thème de circonstance devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Mais parce que je suis inquiet pour Montréal.

Je le dis sans vouloir être alarmiste, sans vouloir céder au sens de l’exagération que l’on attribue souvent au monde des médias. Notre ville ne va pas mal, elle n’est pas en crise. Mais Montréal n’a certainement pas atteint son plein potentiel. Et son succès futur n’est pas garanti. Il y a des menaces à l’horizon qui pourraient pénaliser la métropole si nous ne faisons pas attention. L’avenir de Montréal est un enjeu qui devrait être au cœur de nos préoccupations, sur lequel nous devons nous mobiliser. Et quand je dis nous, je pense à tout le monde, aux gens d’affaires, aux médias, au monde de l’éducation, à celui de la culture, aux citoyens dans leur ensemble.

Un bilan impressionniste

Chacun d’entre nous a sans doute son opinion sur l’état de la ville, a sa propre façon de voir les choses qui a été définie par ses expériences et ses valeurs. Ce sont ces cheminements uniques à chacun qui expliquera l’optimisme des uns et le pessimisme des autres.

Ma propre vision de l’avenir de Montréal est le produit de ma profession, le journalisme, de ma formation d’économiste, mais aussi de ma vie de tous les jours et de mon passé, celui de quelqu’un qui a passé la majeure partie de sa vie à Montréal, qui est né à Montréal et qui y a grandi.

Je voudrais insister aujourd’hui sur cinq éléments, cinq événements déclencheurs qui ont frappé mon imagination et qui ont contribué à façonner ma vision de la métropole et qui m’ont aidé à évaluer son potentiel et qui m’ont amené au bilan que je vous propose.
Le premier déclencheur est presque historique. Il plonge dans mes souvenirs d’il y a trente ans. Quand je suis devenu chroniqueur aux pages économiques de La Presse, en 1976, la ville de Montréal était toujours plus importante que Toronto. Montréal était la métropole du Canada, elle a été au centre du monde entre l’Expo de 1967 et les Jeux olympiques de 1976. Il y avait encore de la concurrence entre les deux centres urbains et même ce que l’on appelait alors la bataille des sièges sociaux. Trente ans plus tard, l’écart entre les deux villes s’est tellement creusé qu’il n’y a plus de bataille et plus de rivalité. L’histoire récente de Montréal, c’est donc celle d’un déclin. Même si ce déclin a été stoppé, le rattrapage n’a pas vraiment eu lieu. Cela nous a certainement marqués collectivement et ce déclin colore sans doute notre réflexion sur le potentiel de notre ville.

Le second déclencheur est de nature économique. Et c’est l’une des statistiques dont je me suis servi dans la préparation de mon livre, Éloge de la richesse. Selon des données comparatives de l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE, Montréal se classe, pour son niveau de vie, au 49ème rang des 75 grandes villes du monde. En Amérique du Nord, Montréal est la 26ème ville sur 26.

Ce sera le seul chiffre de ma présentation. Mais il suffit amplement, tant il est stupéfiant. Nous sommes au dernier rang du continent. Pas les plus miséreux, pas les plus malheureux. Car notre niveau de vie moins élevé est en partie compensé par une qualité de vie enviable : moins de pauvreté, moins de violence, plus de culture, un environnement agréable. Mais ces chiffres nous disent quand même que Montréal est la ville qui produit le moins de richesse, celle qui est la moins productive, et celle qui, en bout de ligne, dispose du moins de ressources sur le continent. Il y a moins d’argent à Montréal, pour consommer, pour investir, pour garnir les coffres de l’État. Cette réalité mesurable, je ne l’évoque pas pour qu’on s’autoflagelle, mais au contraire, pour qu’on se réveille.

Le troisième déclencheur est de nature politique. Il est toujours frustrant, pour un Montréalais qui croit à Montréal, de voir l’inaction et l’indifférence à l’égard de la métropole des politiciens québécois, tous partis confondus. Mais mon seuil de tolérance a été dépassé au début de l’année quand le ministre des Finances d’alors, M. Michel Audet, a réussi à déposer un document de consultation pré-budgétaire, intitulé « Des régions plus prospères », où il a réussi à ne consacrer que trois pages sur 44 à Montréal et à Québec. Je ne veux pas accabler l’ancien ministre, mais plutôt noter que cette omission illustrait jusqu’à la caricature la coupure entre Montréal et le reste du Québec, le fait que, pour les politiciens, exprimer du souci pour Montréal est une sorte de maladie honteuse. Cet isolement politique est une contrainte dont il faut tenir compte dans la réflexion sur le développement de la métropole.

Le quatrième déclencheur est stratégique. Et c’est l’étude que le grand spécialiste du développement des villes, Richard Florida, a réalisé sur la métropole il y a un peu plus de deux ans. En appliquant au cas montréalais sa méthode qui consiste à mesurer les éléments qui font qu’une ville est créative, le spécialiste a déclaré que « Montréal est l’un des secrets les mieux gardés d’Amérique du Nord ». Cette conclusion, il y est arrivé en constatant que Montréal disposait d’atouts significatifs que vous connaissez autant que moi : des industries de pointe, un réseau universitaire de haut niveau, un bassin de main d’œuvre très qualifiée, une vie culturelle riche, une qualité de vie attirante. Ce déclencheur introduit un élément d’espoir, parce qu’il nous rappelle que Montréal dispose d’outils pour réussir.

Le cinquième déclencheur est de nature plus théorique. Il s’agit de la multiplication d’études montrant qu’il y a un consensus croissant chez les économistes pour dire que les grandes villes sont plus productives, qu’elles sont le moteur du développement, et que leur développement est crucial. C’est ce que dit une étude de l’OCDE, « Competitive cities in the global economy », c’est ce qu’affirme aussi une grande étude du Conference Board du Canada, pour qui « la prospérité du Canada dépend du succès de nos grandes villes ». La mondialisation a affaibli les États, accéléré les échanges et le déplacement des personnes, augmenté le niveau de concurrence, forcé les sociétés avancées à se redéployer vers le savoir. Dans ce monde nouveau, la création de richesse repose davantage sur les centres urbains, et c’est entre les villes, des cités- États, que s’exerce la concurrence.
Ce nouveau contexte place la barre plus haut, et montre que le redressement de Montréal n’est pas seulement souhaitable; il est vital. Il montre aussi que l’enjeu du développement de Montréal, ce n’est pas que le mieux-être des Montréalais, c’est aussi la capacité du Québec et du Canada d’atteindre leur plein potentiel. En ce sens, ce déclencheur introduit un autre élément d’optimisme, car il fournit un argument de poids pour désamorcer l’opposition, souvent artificielle, entre Montréal et les régions, en montrant que le succès de Montréal est pour le bien de tous.

Un sentiment d’urgence

Qu’est ce qu’on peut conclure de tout cela? Qu’est ce que ces cinq déclencheurs nous disent? Que Montréal ne va pas mal. Que c’est loin d’être la catastrophe. Mais que Montréal pourrait et devrait faire beaucoup mieux. À l’heure actuelle, ce qui caractérise Montréal, ce sont moins ses réalisations spectaculaires que son potentiel. La question centrale qu’il faut se poser, c’est si la métropole sera capable de réaliser ce potentiel. Cette piste de réflexion m’inspire quelques remarques.

Premièrement, on peut introduire un autre élément d’espoir, qui tient à la nature même d’un centre urbain. Une ville, ce n’est pas seulement des pierres, des maisons, des rues ou des usines. C’est d’abord ses gens, la façon dont ils vivent, travaillent et interagissent. Les villes sont organiques, elles se comportent un peu comme un être vivant, avec ses hauts et ses bas, ses états d’âme, ses crises. C’est ce qu’on décrit souvent comme le climat. Et ça peut jouer des deux côtés. Une ville peut connaître des périodes de morosité, c’est un peu le cas de Montréal en ce moment. Mais elle peut également connaître des revirements rapides et spectaculaires, accélérer son développement, ou se sortir avec brio d’un trou que l’on croyait sans fond. On l’a vu à Toronto, à New York ou à Barcelone. Tout est donc possible.

Deuxièmement, tout est peut-être possible, mais le succès ne tombera pas du ciel. La chance, il faut la fabriquer. C’est ce que nous dit en fait l’étude de Richard Florida, qui nous ramène au verre à moitié vide et au verre à moitié plein. On peut se bercer d’illusions en évoquant tous nos atouts; nous sommes très bons pour ça. Mais n’oublions pas que le fait que les avantages de Montréal soient un secret bien gardé est, en soi, un échec, celui d’une ville qui n’a pas réussi à se mettre en valeur. Cela met en relief la contradiction profonde que vit Montréal. Sur papier, elle a tout pour être dans le peloton de tête. Et pourtant, dans les faits, elle est au dernier rang. Il y a manifestement quelque chose qui ne fonctionne pas. Cela nous rappelle que Montréal a peut-être des avantages, mais qu’elle est incapable de les transformer en richesse. Et notre défi est là. Il y aura de l’espoir pour Montréal à la seule condition que la métropole soit capable d’exploiter ses atouts. En sommes-nous capables? C’est là notre grand défi.

Troisièmement, il faut introduire dans notre réflexion un élément d’urgence. Montréal est une ville fragile. Le fait que son niveau de vie soit bas nous dit qu’elle est moins compétitive, et donc plus vulnérable à la concurrence et aux chocs de l’extérieur. Et les études que j’évoquais plus tôt sur le rôle stratégique des villes doivent nous rappeler que Montréal n’est pas seule sur la ligne de départ. Il y a des dizaines et des dizaines de grandes villes en Amérique et ailleurs qui pensent à leur développement, qui mettent au point des stratégies pour être gagnantes dans ce grand combat. Bien des villes ont commencé avant nous et sont en meilleure position que nous. Nous n’avons pas le luxe du temps.

Quatrièmement, on peut même aller encore plus loin, et dire qu’il peut y avoir de réelles menaces à l’horizon. Montréal subit des pressions économiques, ne serait-ce que la fragilisation de son industrie manufacturière. Elle entre dans une crise démographique plus marquée qu’ailleurs en Amérique. Elle est le moteur d’une province qui souffre de sous-investissement et qui est menacée par une impasse financière. Montréal, plus encore que le Québec, peut donc frapper un mur. Et peut, si elle ne joue pas bien ses cartes, s’engager dans un cercle vicieux, une espèce de spirale descendante, où l’absence de ressources l’empêcherait d’investir dans ce qui la rendra attractive, ce qui ralentirait encore plus sa croissance, et compromettrait encore davantage sa capacité de se remettre sur pied. C’est ce qu’on appelle le déclin. Et c’est possible.

Et donc, la relance de Montréal n’est pas un luxe ou une lubie. C’est une nécessité, une obligation. Parce que le statu quo n’est pas une option.

Comptons sur nos propres moyens

Il est vrai que la situation de Montréal tient à des facteurs qui dépassent largement la ville. Le retard du niveau de vie de Montréal résulte en partie du fait que le Canada n’est pas particulièrement performant : par exemple, Montréal est peut-être 26ème sur 26 dans le classement de l’OCDE, mais Toronto, au 24ème rang, ne fait pas tellement mieux! Nos résultats s’expliquent aussi par les retards du Québec dans son ensemble par rapport à la moyenne canadienne.

Ces retards du niveau de vie s’expliquent largement par une plus faible productivité, d’abord au niveau canadien, et encore plus au niveau québécois. Le rattrapage dépendra donc beaucoup de grands virages que devront initier les gouvernements du Canada et du Québec, qui dépassent largement la capacité d’intervention d’une ville : des mesures pour favoriser l’investissement, notamment par la fiscalité, de grands projets d’infrastructure, des politiques d’innovation, des investissement dans l’éducation.

Et cela nous pose le dilemme de la poule et de l’œuf. Le succès de Montréal dépend en bonne partie de décisions qui se prendront ailleurs et sur lesquelle la ville n’a aucun contrôle. À supposer bien sur qu’Ottawa et Québec amorcent les virages qui s’imposent. Jusqu’où peut-on compter sur les autres? Et pouvons-nous nous payer le luxe d’attendre?

Il y a deux réponses à ces questions. Pour commencer, le grand Montréal, c’est en gros, au plan économique, presque la moitié du Québec. C’est à Montréal que se trouvent les décideurs, les sièges sociaux. Si le Québec a enregistré d’importants retards, c’est certainement aussi parce Montréal a une bonne part de responsabilités, qu’elle n’a pas assumé son leadership. Il faut se méfier de la tendance à croire que c’est la faute aux autres.

Par ailleurs, nous savons que les gouvernements fédéral et provincial ont moins de ressources et de pouvoir qu’avant. Ils ont des obligations multiples et des arbitrages à faire qui les empêchent entre autres de miser sur une ville ou sur une région au détriment des autres. La conclusion, en clair, c’est que personne, ni à Ottawa, ni à Québec, ne se battra pour Montréal. Le seuls qui se battront pour Montréal, ce sont les Montréalais eux-mêmes. Et donc, si nous voulons faire mieux, il faudra compter sur nos propres forces.

Bien sûr, les grandes stratégies globales canadiennes et québécoises seront essentielles. Mais en attendant, il faut se demander ce que les Montréalais peuvent faire concrètement, pour accélérer le mouvement, pour contribuer, à la mesure de leurs moyens, à la création de richesse, à l’augmentation de la compétitivé et la productivité, pour influencer, par leurs gestes, un débat qui ne décolle pas assez vite.

Les dix travaux de Montréal

Et c’est dans cette perspective que je soumets très modestement à votre réflexion dix pistes d’action pour aider Montréal à trouver le chemin du succès. Certaines sont institutionnelles, d’autres portent sur le climat, et d’autres sont des mesures plus concrètes. Cette réflexion a été nourrie par ma participation aux travaux du Comité d’orientation économique de cette chambre au printemps dernier. Ce n’est pas à proprement parler une stratégie, mais plutôt une liste de choses sur lesquelles la communauté montréalaise devrait travailler. Appelons cela les dix travaux de Montréal.

1-La reconnaissance

La première de ces actions porte sur les rapports difficiles entre Montréal et le reste du Québec : la méfiance des régions, la concurrence entre la métropole et la capitale, la faiblesse du rapport de forces politiques d’une ville-région où ne se gagnent pas les élections. Tout cela a pour conséquence qu’il est difficile pour les politiciens d’intervenir en faveur de la grande ville. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a voulu dénouer cette impasse en réclamant des outils fiscaux particuliers à travers le pouvoir habilitant. Ce n’était probablement pas la bonne bataille, d’abord parce qu’il est difficile de mobiliser sur un enjeu fiscal, et ensuite parce qu’elle ne va pas au fond des choses. S’il y a une bataille que Montréal doit mener, c’est celle de la reconnaissance, pour faire accepter par les partis politiques, par l’Assemblée nationale, par l’appareil d’État et par les régions, le fait que la métropole joue un rôle unique, que c’est un moteur économique, qu’elle a des responsabilités et des besoins particuliers.

Mais aussi que le succès de Montréal est crucial pour l’ensemble du Québec. Le développement de Montréal est une proposition gagnant-gagnant, qui n’a pas à se faire au détriment du reste du Québec. C’est un argumentaire que la métropole pourrait développer avec succès, si elle s’y prend bien, en insistant sur la complémentarité entre Montréal et les régions.

Je dois vous dire que j’ai vécu quatre ans à Québec. J’ai même prononcé une conférence et que j’ai déjà prononcé une conférence à la Chambre de commerce de Québec, sur l’avenir de la capitale. Et je ne vois absolument pas de contradiction entre les deux interventions. Il y a amplement de place au Québec pour une métropole et une ville
de taille moyenne qui constitue un deuxième pôle urbain.

Même si cet enjeu est majeur, je préfère ne pas trop insister sur la question de la reconnaissance, parce que ce débat mène à des effets pervers, encourage la tendance si facile à croire que c’est la faute aux autres et que la solution est ailleurs.

2- Le leadership

C’est ce qui m’amène à ma seconde préoccupation, le leadership. Le débat avec le reste du Québec serait plus facile si Montréal pouvait compter sur un leadership fort. Ce terme, je tiens à l’employer autrement qu’on le fait d’habitude dans le débat politique. À l’heure actuelle, on reproche beaucoup au maire Gérald Tremblay son absence de leadership, cela fait partie de la vie démocratique. Mais on oublie qu’on a fait le même reproche à tous ses prédécesseurs, d’une façon qui trahit une nostalgie pour celui dont le leadership ne connaissait aucun fléchissement, Jean Drapeau. Cette croyance voulant que l’essor de Montréal doit reposer sur les épaules d’un seul homme me paraît naive. On oublie commodément le fait que M. Drapeau, avec son leadership sans faille, a présidé avec brio au déclin de Montréal.

C’est une mauvaise façon de poser le problème. Le leadership d’un maire est certainement essentiel. Mais le véritable succès ne reposera pas sur un seul homme qui tient sa ville à bout de bras. Le succès provient du dynamisme de la ville et donc de sa capacité de produire des leaders dans l’ensemble des sphères d’activité. C’est cette définition plus large du leadership qui me semble essentielle, dans le monde des affaires, dans celui de l’éducation, en culture. L’existence d’un groupe de leaders capables de parler au nom de la métropole, de défendre ses intérêts.

C’est ce leadership qui permettrait, comme je l’ai suggéré au comité d’orientation économique, à Montréal de mener une bataille joyeuse, qui mise sur son succès potentiel, et qui évite comme la peste la revendication misérabiliste et les listes d’épicerie.

C’est ce leadership qui donnerait aussi à Montréal le
rapport de forces dont elle a besoin. Car le pouvoir politique soutiendra Montréal quand il n’aura pas le choix, quand il ne voudra pas être exclu de la parade. Mais pour cela, il faut d’abord une parade.

3- La cohésion

Le leadership contribuera aussi à remplir une autre condition essentielle pour le succès de la métropole, la cohésion. Et je prends le terme dans son sens le plus large, de la cohésion des institutions de la région à celle de ses citoyens. D’abord, sur le plan politique et administratif, Montréal est balkanisée, un monde ingérable, écartelé entre ses arrondissements, ses villes de banlieue, sa ville centre, sa communauté métropolitaine, divisée entre l’île, Laval, la rive-sud, la couronne-nord. Pour créer la cohésion nécessaire, il faut simplifier les structures, mais il faut aussi des projets communs capables de rallier la grande région. Car la métropole, ce n’est pas la ville, ni l’île, mais le vaste pôle urbain qu’est la région métropolitaine. Et c’est à cette échelle qu’il faut développer une culture commune. La cohésion, il faut aussi la susciter chez les citoyens, pour qu’ils aient un sentiment d’appartenance, une fierté de leur ville. J’ai été frappé, dans un voyage récent à New-York, par la façon dont les New-yorkais, de toutes origines, de tous milieux, ont une façon unique de dire « our city ». C’est cette fierté qu’il faut susciter ici.

4- La culture du succès

Cette cohésion ne donnera pas grand chose si elle n’est pas canalisée vers un objectif. Que Montréal soit une ville plus prospère, plus dynamique, plus attrayante, qui n’est pas le peloton de queue. Bref, une ville qui réussit, qui se distingue, qui fait mieux que les autres. Cela peut sembler étrange d’avoir à répéter des choses aussi évidentes. Mais au Québec, ce n’est pas une évidence pour tout le monde. La culture québécoise n’est pas une culture de concurrence, et cela a des effets sur la façon de fonctionner de Montréal, son manque d’ambition, sa complaisance. Les Québécois, y compris les Montréalais, ne sont pas encore parfaitement à l’aise avec la concurrence, le dépassement, ou l’excellence. Et pourtant, nous auront besoin de ces traits de caractère collectif, il faudra retrouver l’audace et l’énergie que les Québécois ont exprimé au moment de la révolution tranquille, si nous voulons que Montréal soit une ville vibrante, prospère, qui inspire l’admiration et l’envie.

5-La place du privé

Cette recherche du succès ne peut pas se faire sans le secteur privé, car c’est surtout l’entreprise privée qui investit et crée la richesse. Et pour que le privé puisse pendre la place qui lui revient, il faut surmonter la méfiance viscérale d’un grand nombre de Québécois face au monde de l’entreprise, on l’a vu dans plusieurs dossiers associés à ce que l’on a appelé l’immobilisme. Il faut rappeler à quel point les problèmes de Montréal sont liés au sous-investissement, à quel point la richesse, le dynamisme des villes dépendent du succès de leurs entreprises. Il faut donc soutenir sans honte nos entreprises. Mais la confiance, ça se gagne et ça se mérite, et cela exige que les leaders du monde des affaires soient sur la place publique, qu’ils composent avec les nouvelles problématiques, notamment celles de l’urbanisme et de l’environnement, mais qu’ils aillent au front pour exprimer leurs idées et défendre leurs projets.

6- La convergence

Mais le succès de Montréal ne pourra pas reposer seulement sur une logique d’entreprise. Les parcs industriels, c’est bien. Mais il faut aussi des parcs! Les atouts de Montréal sont largement liés à ses ressources humaines, ainsi qu’aux divers éléments qui font que la qualité de vie y est grande : son système d’éducation, son urbanisme, ses restaurants, sa vie culturelle, sa relative harmonie sociale. Ces facteurs contribuent au développement économique en faisant de Montréal une ville attirante. Et cela nous rappelle qu’il y a une convergence entre l’économique, le social et le culturel, et maintenant l’environnement. Cette chambre le montre par son implication dans le développement culturel. Le succès économique permet le développement social, en nous donnant les moyens de nos ambitions, mais l’inverse est vrai, les investissements en culture, les programmes sociaux bien faits ne sont pas que des contraintes et des coûts, ils sont des atouts. Une logique d’affaires qui fait abstraction de ces autres réalités ne nous mènera pas loin.

7-La diversité

Montréal doit par ailleurs mener une autre bataille, celle de son identité. On décrit souvent Montréal comme une ville multiculturelle. Ce n’est pas faux. Mais ça ne veut pas dire grand chose. Le taux d’immigration de Montréal n’est pas très élevé, et la présence de communautés issues de l’immigration ne la distingue absolument pas des autres grandes villes nord-américaines. Non. Ce qui est unique à Montréal, et ce qui lui donne sa spécificité et sa force, c’est qu’elle est le lieu de rencontre de deux cultures, l’anglaise et la française, qu’elle est, dans les faits, une des rares villes vraiment bilingues en Occident.

C’est cette rencontre de deux langues et de deux cultures qui lui donne sa spécificité, qui en fait un point de rencontre entre deux continents, qui contribue à sa créativité et au succès de sa nouvelle économie. Votre chambre, par son histoire, reflète cette réalité. Mais, on le sait, le mot bilingue est encore tabou. Il est temps de corriger le tir, sachant que nous avons fait de grands pas pour la sécurité linguistique des francophones, et sachant aussi que c’est Montréal qui a payé le gros du prix du débat constitutionnel et du débat linguistique. Nous sommes sans doute prêts pour un retour du balancier, pour reconnaître cette réalité sociologique du bilinguisme à Montréal, pour s’en servir comme d’un atout, et pour favoriser une connaissance de l’anglais qui n’a plus à nous menacer.

8- L’éducation

Montréal est fière de ses institutions d’enseignement. Nous savons que c’est un des grands atouts de la métropole. Son réseau universitaire fournit une main d’œuvre de haut niveau, favorise la recherche, enrichit la culture urbaine. Mais encore là, nous avons tendance à nous leurrer. La principale de l’Université McGill, Mme Heather Monroe-Blum, dans une conférence devant cette chambre l’automne dernier, a révélé des statistiques alarmantes, que le taux de réussite post-secondaire est en baisse, qu’il y a un déclin de la recherche. Nous sommes fiers de nos universités, mais qu’est ce que nous faisons pour les aider? Nous avons, à Montréal plus qu’ailleurs, une responsabilité collective pour amener les jeunes à aller à l’université et à y rester, pour soutenir les universités dans le débat sur le financement, pour aider financièrement les universités comme la communauté anglophone le fait depuis longtemps, pour multiplier les ponts entre le monde universitaire et les pôles de la vie civile. Et nous avons tous un devoir pour lutter contre le fléau du décrochage, pour valoriser la formation.

9- Le talent

Montréal ne fera pas mieux que les hommes et les femmes qui l’animent. Et une de ses grandes batailles dans les années à venir sera celle de la recherche du talent. La métropole doit lutter contre le déclin démographique, qui pose un problème de nature quantitative. Elle est aussi en compétition avec les autres centres urbains pour un enjeu plus qualitatif, attirer et retenir le talent, les professionnels, les spécialistes, des gestionnaires, les techniciens, les étudiants prometteurs. C’est une préoccupation que nous devons sans cesse avoir à l’esprit, dans le débat sur l’immigration, dans les efforts pour intégrer les immigrants et utiliser leur plein potentiel, dans nos efforts pour améliorer la qualité de vie, un élément important du pouvoir d’attraction de Montréal.

10- Des projets mobilisateurs

Pour terminer, le dixième de mes travaux, c’est la recherche de grands projets mobilisateurs. C’est souvent autour de grands projets que le revirement des villes a eu lieu, des projets qui frappent l’imagination, mobilisent et définissent, comme l’Expo 67, ou le Big Dig de Boston. Ces projets n’ont pas toujours à être colossaux pour donner des fruits, pensons au renouveau du quartier St-Roch à Québec ou au réseau de tramway à Bordeaux. L’important est moins la taille du projet que son sens, sa capacité d’incarner la ville et de réunir ses citoyens. Montréal devrait chercher dans cette direction, pour identifier des actions qui exprimeraient la personnalité de la métropole, et qui recréeraient la cohésion, notamment entre les habitants de l’île et ceux des couronnes.

Je n’ai hélas pas un projet dans ma poche que je pourrais proposer. Mais ce qui m’apparaît clair, c’est que pour que Montréal réussisse, il faut que les citoyens aient le sentiment qu’il y a une direction, qui doit s’incarner dans des gestes concrets. Et pour que ça soit clair, il faut du focus, il faut éviter de se disperser dans une multitude d’interventions. Montréal n’a pas besoin de 130 projets. Mais plutôt de un, deux ou trois. À conditions que ce soient les bons.

Éloge du volontarisme

Pendant qu’on pense tous à cette idée de grands projets, je voudrais, en guise de conclusion, terminer en répondant à une question que j’ai souvent entendu poser sur l’avenir de Montréal : « Êtes-vous optimiste ou pessimiste ?».

En fait, je suis ni l’un ni l’autre. Je ne suis pas optimiste, je ne suis pas pessimiste. Je suis volontariste! Ça va marcher si on fait ce qu’il faut pour que ça marche. Il ne faut pas se demander si Montréal peut, oui ou non, réussir. Il faut se demander si on veut que Montréal réussisse. Et si l’on répond oui, le reste viendra!

big T
10-12-2007, 07:17 PM
[FONT="Arial"][SIZE="3"]Nous sommes sans doute prêts pour un retour du balancier, pour reconnaître cette réalité sociologique du bilinguisme à Montréal, pour s’en servir comme d’un atout, et pour favoriser une connaissance de l’anglais qui n’a plus à nous menacer.

Ballsy.
Ca va etre interessant de voir la reaction des Quebecois, Montrealais et non Montrealais.

A part ca c'est un bon discours avec lequel tous les Montrealais seront d'accord je pense . J'espere que ca va donner des resultats concrets...

Lyle
10-12-2007, 10:19 PM
En 2003, lorsque l'OCDE a publié l'étude que la richesse per capita de Montréal était 26ième de 26 grandes villes Nord-Américaines, le dollar canadien valait 60 cennes US. Cette étude a était calculé en dollars américain. Avec un dollar canadien qui vaut 1.02 US aujourd'hui, Montréal est parmi les villes les plus riches en Amérique du Nord. Arrêtons donc tout le monde de chier sur Montréal. On se porte bien.

Gregbx
10-12-2007, 10:36 PM
Ce genre d'étude n'est valable que si les revenus sont calculés en PPA en non nominalement. Le dollar canadien a augmenté de 60% en 3 ans, pour autant nous ne sommes pas devenus 60% plus riches.

Comme à long terme le niveau de vie d'une population ne dépend que de sa productivité, plus significatif est la proportion de la population ayant au moins un Bac ou plus et si je me souviens bien, on était également dans la queue du peleton en Amérique du Nord (à vérifier).

A moyen terme, l'investissement en équipement productif peut beaucoup aider également à améliorer la productivité. De ce point de vue, la hausse du dollar canadien conjuguée à une baisse des taxes corporatives au niveau provincial (la disparition programmée de l'antiproductive - pléonasme ? - taxe sur le capital) comme au fédéral est une très bonne nouvelle pour notre économie.

Si les deux paliers de gouvernement continuent leur gestion saine et prudente je suis assez optimiste sur l'avenir de l'économie montréalaise.

ErickMontreal
10-13-2007, 08:01 PM
Quebec has clean power for sale, Charest tells New York

Jocelyne Richer
THE CANADIAN PRESS/CANADAEAST.COM
Published Saturday October 13th, 2007
Appeared on page A12

NEW YORK - Premier Jean Charest wants to export Quebec's hydroelectricity to neighbouring New York and New York is interested.

Charest told a business audience in New York City Friday the province has clean and renewable energy for sale.

Gov. Eliot Spitzer also met with Charest and said he was impressed by the "enormous potential" of Quebec's energy plan, an asset he said the state would tap increasingly given ever-growing energy needs.

Charest said in an interview that Spitzer had told him the governor had asked his staff to develop an aggressive strategy quickly to investigate the possibility of buying more power from Quebec.

The premier said he was impressed with Spitzer, who has only been in office a few months, and said he is "very well informed on the issues."

The two men plan to meet again in May.

A number of other issues, such as climate change, security, passports and barriers to trade and labour mobility, were also on the agenda but energy was the priority.

It was Charest's fourth visit to New York City since he became premier in 2003, and he was accompanied by Hydro-Quebec president Thierry Vandal.

Charest was not there to sign deals but to maintain and give fresh impetus to the Quebec-New York relationship which saw more than $10 billion in trade last year.

Quebec sold more than $300 million in electricity to New York last year, about one-third of Hydro-Quebec's total exports.

Charest told the business audience of about 400 people that Quebec has an aggressive energy development plan.

"We want to sell clean and renewable energy to our American neighbors," Charest said in his 20-minute speech which focused on economic growth through the sale of energy.

"This is the goal that we are pursuing in activating this economic engine, energy, for all of Quebec," he added.

He noted that energy is "the heart of the relationship" between Quebec and New York state.

Economic growth must go hand in hand with open markets, he said.

Charest pointed out that his government had put $31 billion toward the "very aggressive" development of energy resources.

In a news conference, Charest said he favours a carbon exchange that would first include Canadian companies but later include all North American companies.

He would also like to see increased mobility of workers and a less burdensome alternative to the use of passports for cross-border travel given the importance of trade between Quebec and New York.



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