Posted: Dec 15, 2009, 10:04 AM
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Projet de nouvel Hôtel :Église St-Vincent-de-Paul
Publié le 15 décembre 2009 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Église St-Vincent-de-Paul: le projet qui emballe Labeaume
François Bourque
Le Soleil
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(Québec) Le promoteur Jacques Robitaille a soumis à la Ville de Québec et au ministère de la Culture un nouveau projet d'hôtel sur le terrain de l'ancien patro Saint-Vincent-de-Paul.
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La seule arche de l'église conservée sera installée au pied d'une haute structure de cubes d'acier inoxydable évoquant un clocher, structure qui trouvera ensuite son écho dans un campanile sur la façade de l'hôtel.
Illustration Pierre Martin, architecte
Moins massif, plus épuré, plus lumineux et plus vert que dans la version précédente, cet hôtel aura sa façade principale à l'intersection de l'avenue Honoré-Mercier et de la côte d'Abraham. L'immeuble sera en retrait de ces voies de circulation, ce qui ouvrira de larges perspectives vers la basse ville, les montagnes et le fleuve.
L'espace dégagé accueillera une nouvelle place publique, une oeuvre d'art et des jeux d'eau qui évoqueront l'histoire du patro, ouvert dans la côte d'Abraham en 1884.
Contrairement au projet dévoilé plus tôt cette année, la façade éventrée de l'ancienne église Saint-Vincent-de-Paul disparaît désormais du décor. La démonter pierre par pierre et la reconstruire à côté, scénario que le ministère de la Culture avait autorisé en 2008, aurait coûté plus de 4 millions $.
La somme a été jugée déraisonnable pour perpétuer un «façadisme» qui n'a plus la cote à Québec. Le promoteur Robitaille est revenu à la charge le mois dernier avec une nouvelle proposition.
Il est désormais prévu que seule une des arches de pierre de l'ancienne église sera conservée à la «porte du Faubourg», nom que l'artiste Florent Cousineau donne à sa nouvelle oeuvre. (Détails sur le site Internet de l'artiste www.florentcousineau.com).
On retrouvera cette arche au pied d'une haute structure de cubes d'acier inoxydable évoquant un clocher, structure qui trouvera ensuite son écho dans un campanile sur la façade de l'hôtel.
L'utilisation de pierres claires et de verre teinté aux couleurs de vitraux évoquera l'ancienne église, sans chercher à la copier ou à en reproduire les formes exactes.
Le maire Labeaume s'est déjà montré enthousiaste par rapport à ce nouveau projet, le décrivant comme «pas mal beau» et le qualifiant de «très spectaculaire». «Ça fait des mois qu'on demande de l'architecture éclatée, quelque chose qui a de la gueule», a-t-il rappelé.
Selon toute vraisemblance, le ministère de la Culture devrait aussi l'accueillir favorablement. Avant de donner le feu vert officiel, le Ministère voudra cependant s'assurer que celui-ci respecte les gabarits de ce secteur du Vieux-Québec.
Il voudra aussi évaluer que le projet est «suffisant» pour évoquer «l'esprit des lieux», explique le directeur du patrimoine au Ministère, Jean Bissonnette.
Dans les faits, l'évocation de l'ancienne église est sans doute aussi forte dans ce nouveau projet que dans l'ancien, où il était prévu reconstruire la façade et en faire un monument-sculpture devant l'hôtel. Le nouvel hôtel du groupe Jaro comptera 330 chambres et suites, ainsi que 600 à 700 cases de stationnement, plus que pour les seuls besoins de l'hôtel.
Des espaces de stationnement excédentaires seront offerts en location et pourront notamment servir à la future salle de théâtre Le Diamant de Robert Lepage.
M. Robitaille ne demande pas mieux, dit-il, que de travailler avec M. Lepage pour faciliter les accès. L'accès à ce stationnement se fera par Dufferin-Montmorency, face à la côte de la Potasse où il y a déjà un feu de circulation.
Deux hauteurs
Conformément au zonage, le futur hôtel comptera un maximum de neuf étages du côté de l'avenue Honoré-Mercier-Dufferin-Montmorency, mais sept seulement le long de la côte d'Abraham.
L'architecte Pierre Martin a ainsi voulu que le gabarit de l'hôtel s'approche davantage de celui des autres immeubles du voisinage.
Le promoteur Robitaille ne veut pas préciser pour le moment le coût du futur hôtel ni le nom qui y sera apposé. Il envisage un nom qui mettra davantage en évidence la chaîne. Il a actuellement sept établissements à Québec. Le bâtiment sera certifié LEED, avec des toits verts, des panneaux solaires, des mesures d'économie d'eau et un chauffage géothermique.
S'il obtient les permis de la Ville rapidement, M. Robitaille pense pouvoir démolir la façade de l'ancienne église dans quelques semaines, en janvier. Il faudra ensuite six à sept mois pour préparer les plans, obtenir les autorisations manquantes du Ministère et de la Ville et chercher des fournisseurs. Dans le meilleur des mondes, l'excavation pourrait commencer à l'automne prochain.
En entrevue au Soleil, M. Robitaille a beaucoup insisté sur le fait qu'il avait toujours obtenu les permis de la Ville de Québec avant d'exécuter des travaux sur le terrain du patro.
Y compris, dit-il, le permis de démolir l'église, dont les structures étaient en trop mauvais état pour espérer les conserver et étaient contaminées à l'amiante.
M. Robitaille affirme qu'il a longtemps espéré pouvoir conserver la totalité de l'église et en faire le «punch» de son hôtel. Jusqu'à ce que les expertises techniques le convainquent que c'était impossible. Il nous a montré plusieurs versions antérieures du projet d'hôtel, les premières datées de 2002, dans lesquelles l'église est effectivement conservée.
Un manque de communication entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture serait à l'origine des perceptions voulant qu'il ait démoli sans permis.
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Per mare, per terras
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